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Résister aux tyrans de la privatisation

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Chers amis,

C'était plutôt désagréable à regarder.

Cette semaine, certains des pays les plus riches du monde se sont ligués contre la Grèce pour la mettre à genoux et la dépouiller.

À l'instar de petits tyrans dans une cour d'école, les dirigeants de la zone euro se sont coalisés pour mieux humilier. Lors du référendum du 5 juillet, le peuple grec avait pourtant dit « NON! » à davantage d'austérité. Les tyrans, avec l'Allemagne à leur tête, ont ignoré la voix du peuple grec. En effet, l'accord qui a été conclu le 12 juillet asservira le peuple grec plus encore que les propositions qu'il avait rejetées une semaine auparavant.

La Grèce est profondément endettée, c'est vrai, mais rien de ce que l'Europe lui impose ne l'aidera à en finir avec sa dette. La dette perdurera. Pendant ce temps, le peuple grec continuera à souffrir et à subir les réductions drastiques des pensions de retraite, des salaires et des services publics. Et les Grecs perdront en outre des actifs publics qui appartiennent à chacun et à chacune d'entre eux.

Aujourd'hui, il ne faut pas s'étonner que la privatisation forcée d'actifs publics soit un élément central de la punition que l'Europe inflige à la Grèce. Selon le nouvel accord, la Grèce devra vendre pour 50 milliards d'euros d'actifs publics. Cela représente 70 milliards de dollars canadiens. Le peuple grec est sur le point de perdre des ports, des traversiers, ainsi que sa participation majoritaire dans les réseaux de distribution électrique qui passeront aux mains d'investisseurs privés et, très probablement, étrangers.

Un petit pays avec une économie qui représente la moitié de celle de l'Ontario, la Grèce n'a peut-être même pas 70 milliards d'actifs à vendre. Ce qui signifie que les Grecs risquent surtout de tout perdre.

Les problèmes de l'Ontario semblent insignifiants en comparaison. On remarque pourtant que les mêmes forces anti-démocratiques sont à l'œuvre ici aussi. Malgré les dépenses de programmes les plus faibles de toutes les provinces, l'Ontario enregistre pourtant un déficit budgétaire. Résultat des réductions d'impôt importantes qui ont été mises en place par les gouvernements conservateurs et libéraux successifs, le déficit n'est plus une nouveauté depuis longtemps et notre dette continue de s'accumuler. Quelle est donc la solution? Selon les libéraux au pouvoir, c'est la privatisation.

Le fait que les Ontariens et Ontariennes s'opposent fermement à la vente d'actifs tels que Hydro One semble ne pas alerter la première ministre Kathleen Wynne. Comme avec la Grèce, les seules voix qui se font entendre sont celles des tyrans. Ici, chez nous, il s'agit des banques, des avocats de société et des patrons d'entreprises de construction qui utilisent leurs accointances avec le pouvoir libéral pour se remplir les poches de deniers publics.

En Ontario, comme en Grèce, les tyrans ont pris le pouvoir. Mais cela ne signifie pas que nous baissons les bras face à eux. Au contraire, nous devons résister. Nous devons lutter contre les réductions d'emplois et de services. Nous devons lutter contre la privatisation. Parce que si nous baissions les bras, nous risquerions de perdre notre province pour toujours.

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas
Président, Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario

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