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Cette crise ne se limite pas aux soins de santé

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
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Affirmant que nos hôpitaux sont « sur le point de s’effondrer », le premier ministre a déclaré le deuxième état d’urgence en moins d’un an.

Notre province est en crise. Mais il serait faux de croire que ce n’est qu’une crise sanitaire. Ou que la crise sera résolue une fois que nous aurons tous été vaccinés. Ni l’un ni l’autre n’est vrai.

Il n’y a qu’une seule chose qui va nous permettre de traverser cette crise et nous protéger contre la prochaine, et ce sont des investissements importants dans nos services publics.

Ça fait des dizaines d’années que nos dirigeants poussent tous nos services publics au bord de l’abîme.

Budget après budget, on a demandé aux fonctionnaires de première ligne d’en faire de plus en plus avec de moins en moins. Presque chaque année au cours des quarante dernières années, l’Ontario est arrivé bon dernier en ce qui concerne le montant investi par habitant dans les services publics.

Ça c’est la véritable crise.

Nous n’aurions pas à subir tous ces confinements si nos hôpitaux n’avaient pas déjà été poussés au bord du gouffre. Même avant la pandémie, les patients étaient entassés dans les couloirs et les salles de conférence.

Tous nos services publics sont confrontés au même problème.

Ça fait des années que les travailleurs des soins de longue durée sonnent l’alarme. Mais ce n’est que lorsque le nombre de morts a commencé à grimper et qu’on a dû avoir recours à l’armée que le public et nos dirigeants ont enfin compris.

Les collèges et universités ont dû augmenter leurs droits de scolarité et offrir des salaires de misère et des conditions de travail précaires à un nombre de plus en plus grand des membres de leur personnel scolaire et autre.

La FPO et les Services correctionnels n’ont cessé d’exiger de leurs travailleurs de première ligne de faire plus avec moins, empilant les dossiers et acceptant de plus en plus de personnes dans les programmes et les installations existants.

La LCBO n’a cessé de perdre des parts du marché en raison de la privatisation, laquelle a contribué à une augmentation des coûts de santé et de justice que nous devons prendre en charge en raison de la consommation d’alcool, avec des recettes publiques tirées de la vente d’alcool largement diminuées.

Et dans nos écoles et nos services sociaux, la combinaison toxique de réductions et de privatisation nous a laissé de moins en moins aptes à lutter contre des fléaux comme la pauvreté, la toxicomanie, l’itinérance et les maladies mentales. On peut dire la même chose pour presque chaque emploi dans la fonction publique. Coupures et réductions.

Nous nous trouvons à un tournant et le moment est venu pour nous de faire enfin face à ces crises.

Dans le dernier budget, le gouvernement provincial a rompu avec la tradition de blâmer et de couper dans les services et le personnel aux premières lignes de la fonction publique, et a commencé à remettre un peu d’argent dans le système.

Et tandis que le gouvernement prépare son prochain budget, je l’exhorte à poursuivre sur cette nouvelle voie.

Mettre fin aux coupures est un bon début. Mais pour nous permettre de surmonter nos problèmes et de pouvoir faire face à la prochaine crise, nous avons besoin d’investissements importants dans tous nos services publics. Et la seule façon de le faire est d’augmenter les capacités. Aujourd’hui!

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président de l’OPSEU/SEFPO

@OPSEUSmokey
facebook.com/OPSEUSmokey

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