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Il est temps de placer nos paris

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J'attire l'attention de ceux et celles qui se disent contre une taxe sur les transactions financières et pensent qu'une économie de marché libre est la clé de la prospérité sur le fonds spéculatif Hyphen Partners Ltd de San Francisco.

Hyphen Partners Ltd. envisage de s'enrichir en misant contre le Canada sur les marchés. Un article récent paru dans le Globe and Mail indiquait que le directeur de la société Hyphen, Vijai Mohan, attend que les Canadiens manquent de crédit et que nos banques et le prix de l'immobilier s'écroulent. Si nous perdons gros, Vijai et ses acolytes sont bons pour faire des affaires d'or.

Mon sang bout lorsque j'entends dire que des investisseurs se réjouissent du malheur d'autrui. Je dois admettre que, pour toutes les mauvaises raisons, il est possible que Mohan se soient aperçu de quelque chose qui a échappé à la plupart des Canadiens. 

Il a vu comment les Canadiens, et les Ontariens en particulier, se battent avec des politiques fiscales qui profitent à ceux et celles qui se trouvent déjà en haut de l'échelle, les 1 pour cent. Sous-traitance, privatisation et attaques dirigées contre les organisations syndicales ont servi à accélérer la « course vers l'abîme » pour bien des gens.

Les familles qui travaillent sont en proie à des problèmes financiers parce que les salaires n'ont pas progressé au même rythme que le coût de la vie. De nombreuses personnes se sont habituées à compter sur le crédit bon marché pour satisfaire leurs besoins de base. À l'instar des trafiquants de crack, les banques se sont empressées de leur faire plaisir. Elles encouragent un tel comportement en disant : « Vous êtes plus riche que vous ne le pensez ». 

Mais sommes-nous vraiment plus riches ou sommes-nous plus pauvres? Les emprunts sur la valeur nette d'une maison et le crédit bon marché masquent le fait que sans croissance salariale, l'économie ne peut pas croître.

Nous voyons aussi le gouvernement Harper qui resserre les règles entourant les emprunts. Avec ça, le marché immobilier ne manquera pas de dégringoler. Et quand le prix des maisons baisse, la valeur nette réelle qu'utilisent de nombreuses personnes pour garantir une ligne de crédit disparaît. La situation vous semble-t-elle familière? Elle devrait. C'est ce qui est arrivé aux États-Unis en 2008 et qui a entraîné le dernier effondrement du marché.

Il a été prouvé que la valeur nette immobilière est une richesse imaginaire. Lorsque la bulle explose, les maisons se perdent, le crédit se tarit et les emplois disparaissent. Le résultat est un taux de chômage massif.

Qui en Ontario se fie à la logique de la société  Hyphen Partners?

Ceux qui ont lu les livres blancs de Tim Hudak, intitulés « Les voies de la prospérité », le savent. Les conservateurs de l'Ontario s'y fient. Leurs documents devraient être intitulés « Chemin de la ruine ».

Les livres de Hudak réclament des allègements fiscaux pour les riches sociétés comme façon de stimuler l'économie même s'il est clair qu'ils ne font qu'enrichir ces entreprises et leurs dirigeants. Ce n'est pas le chemin de la croissance. C'est le chemin de la ruine.

Hudak réclame aussi d'énormes compressions au sein du secteur public même si des études révèlent que les mises à pied à la fonction publique n'invitent pas la croissance du secteur privé. Si c'était le cas, des pays comme la Grèce et Chypre jouiraient du plein emploi. Mais c'est le contraire qui s'est produit, avec un chômage énorme, et plus particulièrement chez les jeunes.

Hudak a aussi oublié que les profits de la plupart des propriétaires de petites entreprises dépendent des salaires et dépenses des travailleurs. Les travailleurs dépensent la plus grande partie de ce qu'ils gagnent près de leur domicile à l'intérieur de leur communauté.

Le plan d'Hudak de mettre à pied des milliers de travailleurs du secteur public et de lyncher les syndicats n'a jamais permis de résoudre les problèmes auxquels font face les travailleurs et ceux et celles qui cherchent désespérément un emploi. Si vous pouvez m'expliquer comment la mise au chômage de milliers de travailleurs qualifiés peut aider ceux qui sont déjà au chômage, je vous écoute!  

Les plans d'Hudak ont toutefois apporté des gains formidables pour les riches. Et ce, en exploitant les déficits et la dette publique, même si le système capitaliste entier est tributaire de la dette.

L'histoire rappelle que les conservateurs ont accumulé une dette considérable en réduisant les impôts des riches. En quittant leur poste, les conservateurs Harris/Eves ont laissé derrière eux un déficit de six milliards de dollars dans une période où l'économie ontarienne était à son meilleur.

Il est ironique de voir qu'Hudak dirige désormais un parti politique qui croule sous les dettes. Il devrait peut-être travailler sur cet ensemble de livres avant, en utilisant les mêmes principes…

Vijai Mohan, de la société Hyphen Partners, et notre propre Tim Hudak sont des vautours à notre porte. Tous deux sont prêts à s'attaquer à la carcasse d'une économie autrefois dynamique. 

Cette puissance créative et financière existait à une époque plus simple où les travailleurs ontariens recevaient un salaire décent et une juste part de la tarte économique. C'était ainsi que la société pouvait progresser.

Mes amis, bien des gens pensent que nous nous trouvons aujourd'hui au bord d'un précipice économique.

Je crois que nous nous trouvons au bord de quelque chose de grand. Nous ne parviendrons à de grandes choses qu'une fois que nous aurons reconnu qu'on nous a menti. Ce n'est qu'alors que nous pourrons concentrer nos énergies pour lutter contre ceux et ce qui nous divisent. Nous pourrons alors commencer à agir dans l'intérêt de nos enfants et de tous ceux qui nous succéderont.  

Notre première occasion de passer à l'action sera le jour des élections. Des élections provinciales risquent d'arriver plus tôt qu'on le pense! Et lorsqu'elles arriveront, contrairement aux Hudak et Mohan de ce monde, c'est sur nous que je miserai.   

Solidairement, 

Warren (Smokey) Thomas

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