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Le débat américain nous a montré ce qu'il ne faut pas faire

Warren (Smokey) Thomas in a blue suit standing at a podiu
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Chères amies, chers amis,  

Avez-vous regardé le débat de la présidentielle américaine cette semaine?  

Je l’ai regardé, mais je le regrette.  

Alors que le monde est aux prises avec la plus grave crise de santé publique que nous ayons connue depuis un siècle, les millions d’entre nous qui ont regardé le débat ont dû endurer l’une des plus tristes démonstrations de « leadership » que j’aie jamais vue.  

Des cris. Des interruptions. Des insultes. Et l’obstination exaspérante à couper la parole à l’autre.  

S’il y a un moment où nous devons toutes et tous travailler ensemble, c’est bien maintenant et tout de suite.  

Tirons une leçon de M. Trump et de M. Biden, car ils nous ont montré durant leur débat ce que nous ne devrions pas faire.  

En proférant des insultes et des critiques outrageantes, on attire facilement l’attention. Mais une fois que le feu d’artifice est terminé, a-t-on accompli quelque chose? Rien du tout. Peut-être même pire que rien – on déplaît aux gens, on les déçoit et on les pousse dans l’indifférence.  

Au lieu de dirigeants qui se jettent des pierres, le monde a besoin de dirigeants capables de porter ces pierres pour bâtir les fondations d’un monde post-pandémique plus sûr, plus sain et plus productif.  

Et je ne dis pas que travailler ensemble exige d’être d’accord sur tout. Ce n’est pas nécessaire.  

Mais cela nécessite quelques autres ingrédients : le respect, la bienséance et la volonté d’écouter l’autre.  

De nos jours, ces trois ingrédients sont très présents en Ontario et dans tout le Canada.  

Du premier ministre du Canada au premier ministre de l’Ontario, des employeurs aux dirigeants syndicaux comme moi, nous avons mis nos vieilles querelles politiques de côté afin de nous consacrer au travail essentiel de la collaboration.  

Il n’est pas étonnant que notre pays et notre province se portent beaucoup mieux que celui de nos voisins du sud durant cette pandémie de COVID-19.  

Les éclosions sont beaucoup plus petites chez nous. Le bilan tragique est beaucoup moins élevé chez nous. Et je pense qu’on peut dire sans trop se tromper que la plupart des Canadiens sont beaucoup plus optimistes à propos de leur avenir que la plupart des Américains.  

Ici, au SEFPO, nous mettons constamment en évidence les valeurs que sont le respect, la bienséance et l’écoute d’autrui. Et si ces valeurs portent fruit dans notre pays, elles portent également fruit dans nos milieux de travail.  

Nous sommes toujours fermes – mais équitables – avec tous nos employeurs.  

Nous n’accomplirons jamais immédiatement tout ce que nous voulons, mais nous n’accomplirions rien si nous demandions tout « immédiatement ».  

Nous avons fait ce que les candidats à la présidentielle ont refusé de faire – nous avons écouté. Nous avons essayé de comprendre certains des véritables défis auxquels sont confrontés nos employeurs et nous avons essayé de les aider à surmonter ces défis au lieu de simplement proférer des insultes et des critiques.  

Et dans tous nos milieux de travail, cette approche donne des résultats. 

Avons-nous tout accompli? Pas encore. Mais nous avons obtenu des résultats tangibles pour atteindre un objectif double – maintenir la sécurité d’emploi dans des milieux de travail sains et sécuritaires.  

En rengainant nos épées et en essayant plutôt de trouver des solutions, nous avons accompli tant de choses. La semaine dernière, par exemple, la province a répondu à notre demande d’augmenter le nombre d’inspecteurs de la santé et de la sécurité au travail et s’est engagée à en embaucher près d’une centaine.  

Et peut-être même plus important que ce que nous avons déjà accompli, pensez à ce que nous pouvons accomplir demain. Lorsque nos employeurs savent que nous discutons avec eux au lieu de les invectiver, ils écoutent ce que nous avons à leur dire et travaillent avec nous pour accomplir ce dont nous avons besoin.  

C’est le genre de débat que les Américains méritent. Je suis fier de dire qu’ici, en Ontario, c’est le genre de débat que nous avons.  

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas
Président du SEFPO
@OPSEUSmokey
facebook.com/OPSEUSmokey

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