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Les syndicats unis obtiennent des résultats

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Il y a à peine quelques jours, le premier ministre Dalton McGuinty a déclaré à un groupe de constructeurs de routes de l’Ontario que ce n’était pas le moment de couper dans les dépenses publiques.

« Si les banques hésitent à faire des prêts et si le secteur privé ne dépense pas tellement et si la confiance des consommateurs n’atteint pas le degré voulu, » a déclaré McGuinty, « nous devons être extrêmement prudents en tant que gouvernement de ne pas agir trop précipitamment en retirant le financement grâce aux fonds publics de l’économie ».

C’est tout un changement de ton chez le premier ministre.  Il y a seulement quelques mois, son thème favori consistait à faire valoir l’importance de la taille du déficit.  Il ne parlait alors que des besoins d’effectuer des coupures.

Maintenant il tient des propos comme s’il avait soudainement réalisé quelque chose d’important : que le secteur public fait en fait partie de l’économie.

C’est ce que nous avons répété à ce gouvernement depuis un bon bout de temps maintenant. Au mois de janvier dernier, les chefs syndicaux ont rencontré Dwight Duncan, le ministre des Finances.  Nous lui avons dit qu’alors qu’il dépense 32,5 milliards de dollars sur deux ans en infrastructure – spécifiquement pour créer des emplois maintenant – cela n’a pas de bons sens de couper des milliards dans les programmes de services publics.  Les coupures n’assurent aucune stimulation de l‘économie, elles l’éliminent.

Le ministre en a convenu aussi.

Pour que notre message soit entendu, les syndicats membres de la Fédération du Travail de l’Ontario ont décidé de parrainer des annonces publicitaires radiodiffusées sur des stations radio de toute la province.  Nous avons aussi mis sur pied un site Web interactif www.communitiesthatwork.ca.  En outre, nombreux d’entre nous ont fait un exposé devant le comité permanent des finances et des affaires économiques à Queen’s Park.

Notre message n’a pas changé : préserver et créer des emplois – de bons emplois – doit constituer la priorité numéro un du gouvernement dans le prochain budget.  La réduction du déficit ne va permettre la création de bons emplois (mais plutôt en éliminer d’autres), mais la création de bons emplois par contre va stimuler le revenu fiscal et par conséquent permettre de réduire le déficit.

Si vous visitez le site Web de l’Assemblée législative et lisez mon exposé du 1er février devant le comité du budget et qu’ensuite vous lisez celui du Syndicat des métallurgistes unis, du Syndicat canadien de la fonction publique, et de la Fédération du travail de l’Ontario, vous allez remarquer une chose tout de suite : nous sommes sur la même longueur d’onde et tenons les mêmes propos.

Nous voulons de bons emplois.  Nous voulons des services publics.  Ce sont nos priorités de premier plan.

Il y aura des choses dans le prochain budget que nous n’apprécierons pas.  Il y en a toujours. Mais le mouvement syndical a accordé ses violons et tient les mêmes propos à un moment crucial.  N’oublions pas qu’ensemble nous représentons plus d’un million de travailleurs en Ontario.

C’est peut-être la raison pour laquelle il semble que le premier ministre commence à être à l’écoute.

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas
Président

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