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Les retraités vulnérables méritent bien mieux

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L'article du Toronto Star cette semaine sur la négligence et les conditions répugnantes dans certaines maisons de retraite de la région de Toronto met en évidence les préoccupations soulevées par le syndicat sur la qualité des soins dans ces établissements.

Les membres du SEFPO qui travaillent dans des maisons de retraite nous disent depuis des années que les résidents qu'ils voient sont de plus en plus fragiles et malades, et ont besoin de soins plus intenses que ce qu'ils peuvent eux-mêmes leur donner.

Les maisons de retraite sont censées aider les personnes âgées à la santé fragile à vivre plus indépendamment. Toutefois, elles voient arriver une vague de patients avec des besoins en matière de soins bien plus importants qui ne peuvent trouver de lit dans des maisons de soins infirmiers.

L'attente moyenne pour obtenir un lit dans une maison de soins infirmiers est de 109 jours; toutefois, les cas plus compliqués attendent parfois deux fois plus longtemps.

La situation s'est aggravée avec les Réseaux locaux d'intégration des services de santé (RLISS) qui instiguent agressivement les hôpitaux à vider les lits des patients qui ont terminé leurs soins de courte durée mais qui ne sont pas assez bien pour rentrer à la maison.

Vu le manque de lits dans les maisons de soins infirmiers et le manque de services de soins à domicile, les hôpitaux se tournent vers des établissements comme celui qui est décrit dans l'article du Toronto Star.

Mais ce n'est pas tout! Les patients des hôpitaux risquent bien d'avoir un choc lorsqu'ils apprennent qu'ils sont responsables de payer pour leurs propres soins dans ces établissements. L'enquête du Star décrit une femme de 56 ans qu'un hôpital a envoyée dans une maison de retraite et qui aujourd'hui voit son « loyer » augmenter de 400 $ à 1 600 $ par mois pour des soins additionnels qu'elle prétend ne jamais avoir reçus.

L'an dernier, le bureau du coroner a envoyé un avertissement à l'Association des hôpitaux de l'Ontario relativement au placement des patients ayant des besoins importants en matière de soins dans des maisons de retraite.

La lettre faisait suite au placement d'une patiente d'hôpital dans une maison de retraite de la région d'Ottawa. Sans les soins appropriés, la patiente a vu sa santé péricliter rapidement et a éventuellement dû retourner à l'hôpital où elle est décédée.

L'Ontario a besoin de faire mieux pour ses citoyens les plus vulnérables. On pourrait commencer par empêcher les RLISS de se servir des maisons de retraite comme de dépotoirs pour les hôpitaux publics congestionnés.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas, président

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