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Nous devons toujours lutter contre le racisme

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Chères amies, chers amis,

Les racistes sont en ordre de marche.

La semaine dernière à Charlottesville, en Virginie, un jeune néo-nazi de 20 ans a lancé sa voiture sur un groupe de militants antiracistes qui dénonçaient la manifestation des « nationalistes blancs ». Il a tué une femme et blessé 19 autres personnes. Il s’agissait d’un crime haineux.

Pour moi, le plus surprenant dans les événements de Charlottesville n’est pas le racisme – nous savons tous que le racisme existe. Mais dans les cercles que je fréquente, on ne tolère pas les propos racistes. On les trouve inacceptables et on les dénonce.  Et ceux qui prononcent de tels propos ne se font pas des amis.

À Charlottesville, cependant, le plus choquant, c'est que les racistes avaient beaucoup d'amis : d’autres racistes. Ils étaient venus en grand nombre et ils n'avaient même pas honte de montrer leurs visages.

Aux États-Unis, les racistes se sentent forts et leur président en est pour beaucoup responsable. La réponse de Donald Trump concernant l'attaque de Charlottesville a été lamentable. Sa déclaration, selon laquelle il y avait « des gens bien dans les deux camps », met un néo-nazi raciste sur le même plan qu’une autre implication en politique, à l’instar d’une lutte pour des réductions d’impôts ou des fonds pour les écoles.

Après les commentaires de Trump, il n'est donc pas étonnant que les chefs de file de la suprématie blanche se soient réjouis. Trump permet aux racistes d’intégrer les grands courants de la société.

On ne peut pas le permettre.

Ici, chez nous, on se félicite souvent d'être un pays « tolérant ». Mais les tragédies, telles que le meurtre de six fidèles dans l'attaque de la mosquée de Québec, en janvier dernier, nous montrent que le Canada n'est pas à l'abri des influences maléfiques qui prennent racine au-delà de nos frontières. Et le mauvais traitement de nos peuples autochtones demeure une honte nationale qui est enracinée dans des attitudes racistes.

Notre travail, en tant qu'êtres humains, est de dénoncer le racisme partout où on le rencontre. On ne doit pas le laisser prendre racine – pas même dans les conversations informelles. On ne doit pas laisser les idées racistes se banaliser.

Au SEFPO, nous luttons contre le racisme depuis aussi longtemps que je suis un activiste. Nous nous efforçons de viser l’équité parmi notre personnel et nous travaillons en partenariat avec les organisations autochtones pour la réconciliation. Le Caucus des gens de couleur et le Cercle des Autochtones du SEFPO travaillent sans relâche pour promouvoir l'inclusion et l'équité. Et chaque rassemblement des membres du SEFPO inclut un processus pour faire face à tous les cas de harcèlement et de discrimination.

Nous faisons les bonnes choses. Mais la lutte contre le racisme – et les racistes – doit aller au-delà des processus formels. Elle doit faire partie de ce que nous sommes.

Il y a deux décennies, après l'attentat d'Oklahoma City qui a tué 168 personnes, Bill Clinton, le président des États-Unis, avait fait la déclaration suivante : « Levons-nous pour montrer à nos enfants que nous combattons les forces de la peur. Devant les appels à la haine, levons-nous et dénonçons-les. Devant les appels à la violence, levons-nous et dénonçons-les. » [traduction libre]

C'est la seule façon de combattre la haine qui se cache dans le racisme. Nous devons toujours lutter contre le racisme. Toujours. Non seulement par la parole, mais également par des actions.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président, Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario

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