Skip to content

La violence au travail, le harcèlement et la LSSTO

Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Santé et sécurité améliorées font partie intégrante de l'ordre du jour du SEFPO Le projet de loi 168 est une nouvelle législation provinciale offrant une protection contre les tragédies en milieu de travail. Dans une large mesure, ce texte de loi est devenu loi grâce à une vigoureuse campagne du SEFPO et d'autres grands syndicats qui, trop souvent, sont témoins de violence et de harcèlement contre leurs propres membres.

Cette législation n'est qu'une mesure dans notre mission visant à rendre tous les milieux de travail sûrs et sains. Le harcèlement et la violence au travail agissent comme de l'acide. Ils brûlent tous ceux qui entrent directement en contact avec. Ils corrodent les vies professionnelle et personnelle de toutes leurs victimes. Même les témoins de tels actes sont victimisés.

Pour les membres du SEFPO, ça n'a rien de nouveau.  Nombre d'entre eux sont affectés par le harcèlement et la violence, que les auteurs soient leurs supérieurs, des clients ou des collègues.  Pour d'autres, la menace peut venir d'un conjoint actuel ou ancien, qui les traque sur leur chemin de la maison au travail.  

La nouvelle loi exige des employeurs qu'ils créent des politiques spécifiques; mettent sur pied un comité mixte sur la santé et la sécurité; développent des programmes anti-violence et harcèlement; et transmettent au personnel de l'information et des consignes de sécurité pour bien leur faire comprendre que la violence et le harcèlement ne seront pas tolérés.

Une foule de détails étayent ces nouvelles obligations. C'est pourquoi nous formons du personnel et des activistes sur les questions de la santé et de la sécurité au travail pour vérifier que les employeurs respectent et appliquent la loi. 

Le SEFPO doit aussi exercer des pressions soutenues pour l'amélioration de la loi. Nous devons appliquer la loi de façon intelligente. Mais comme on dit, la responsabilité s'arrête avec l'employeur. Il ne doit pas se contenter de développer des politiques et programmes sur papier, comme l'exige la loi, mais il doit aussi faire en sorte que de véritables mesures et procédures soient mises en place.  Cela signifie que les travailleurs doivent se concentrer sur les dispositions d'application générale de la loi.  Ces dispositions exigent des employeurs qu'ils assurent la santé et la sécurité en prenant des mesures efficaces.

Le SEFPO rejette l'idée d'application sur papier.  Nos membres doivent encourager leurs employeurs à renforcer leurs mesures sur papier en fournissant assez de personnel, en mettant en œuvre des mesures d'urgence, en assurant la sécurité du milieu physique, en installant des boutons d'alarme qui fonctionnent, en donnant accès à des dispositifs de communication et en mettent en place toute une gamme d'autres mesures qui contribuent à protéger les travailleurs contre la violence et le harcèlement.

N'oublions pas : « Les documents enfermés dans les tiroirs ne changeront pas les comportements dans le milieu de travail ».

La violence au travail peut provenir d'au moins quatre sources : un tiers qui n'a rien à voir avec le milieu de travail; d'autres membres du personnel; une personne qui reçoit un service; ou un conjoint ou une conjointe qui s'infiltre dans le milieu de travail. 

De nombreux employeurs ne mettent l'accent que sur la violence entre les travailleurs.  Celle-ci n'affecte qu'une fraction de nos membres. Dans les établissements de soins de santé et le secteur de la vie communautaire, la plupart du temps, la violence est perpétrée par des clients. Dans ces milieux de travail, c'est là où il faut mettre l'accent. 

Un trop grand nombre d'employeurs ignorent le véritable problème et mettent l'accent sur des détails.  Nous disons : insistez pour prévenir tous les types de violence. 

Dans la mesure de leurs pouvoirs et autorité, toutes les parties dans un milieu de travail ont des obligations en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail.  Mais le projet de loi 168 ne donne pas à l'employeur le droit de refiler ses responsabilités à un comité mixte sur la santé et la sécurité au travail ou au syndicat.  Le SEFPO a toujours maintenu que l'employeur doit faire en sorte que la santé et la sécurité incluent toujours une obligation de protéger les travailleurs contre ces dangers.

Le SEFPO nous exhorte toutes et tous à faire en sorte que la loi fonctionne pour tout le monde dans le milieu de travail. Éducation et action sont les mesures les plus importantes pour un milieu de travail plus sain et plus sûr.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas, président
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario

Afficher tous les messages du président : de 2009 à aujourd'hui