Les mises à pied à la Société des loteries et des jeux de l'Ontario sont une honte; la privatisation est un obstacle à l’aide

Toronto – Non seulement les avis de mise à pied qui ont été envoyés aux travailleurs du secteur des loisirs et des jeux durant la crise de la COVID-19 constituent un nouvel exemple d’avidité, mais ils mettent également en évidence la façon dont la privatisation érode les filets de sécurité sociale qui servent à protéger les gens de la ruine financière ou pire, déclare le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas.

« Tout ce que je peux faire est de hocher la tête », a déclaré le président Thomas, qui soulignait l’exemple des employés du sous-traitant privé de la Société des loteries et des jeux de l’Ontario (OLG), à Ottawa, auxquels on a montré la porte.

« À un moment où les gens ont le plus besoin d’aide, nous constatons que des travailleurs sont laissés à eux-mêmes. Les employeurs devraient faire une chose honorable durant cette crise : continuer à payer le salaire de leurs employés et maintenir la couverture de tous leurs avantages sociaux au lieu de les mettre à pied. »

La Société des loteries et des jeux de l’Ontario, avec ses bénéfices massifs, a les moyens de venir en aide à ses employés, ajoute Smokey Thomas. Au lieu de cela, elle empoche ses gains dans le seul intérêt de protéger ses bénéfices nets.

« C’est un excellent exemple qui illustre le fait que la privatisation ne fonctionne pas », explique le président Thomas. « Ces profits ont été siphonnés au détriment du public, ce qui diminue considérablement la capacité du gouvernement à venir en aide à ses citoyens. Et on se retrouve aujourd’hui avec des employeurs qui ne prennent pas soin de leurs employés et un gouvernement qui, bien que louable dans certains de ses efforts pour gérer la crise de la COVID-19, ne peut pas procurer aux Ontariens et Ontariennes l’appui dont ils ont besoin. »

Ce qui en est encore plus révoltant, c’est le fait que la Société des loteries et des jeux de l’Ontario n’a pas de problème à offrir d’énormes protections à ses gestionnaires, a ajouté le président Thomas.

« On parle d’une organisation qui vient de verser une indemnité forfaitaire de 847 000 $ à son ancien président et chef de la direction, Stephen Rigby, mais qui ne fera rien pour les travailleurs de première ligne qui sont le moteur qui fait fonctionner la machine », explique le président Thomas. « Maintenant, ces travailleurs n’ont pas d’autre choix que de dépendre de l’argent des contribuables pour recevoir du soutien – de l’argent qui n’est pas aussi abondant à cause des privatisations. »

Piquetage des membres de la Société canadienne du sang pour dénoncer les réductions de personnel

Le 10 mars, quelque 25 employés de la Société canadienne du sang (SCS), qui sont des membres des sections locales du SEFPO dans toute la province, ont tenu des piquets d’information devant les locaux de la SCS, situés rue College, au centre-ville de Toronto. Ils ont tenu ce piquet pour informer les gens de leurs préoccupations concernant la sécurité du public en raison des compressions de personnel de première ligne. Plusieurs membres du SEFPO se sont joints à eux, notamment des membres du Conseil divisionnaire des soins de santé, de Santé publique Ontario, ainsi que deux membres de la section locale 619, à Sudbury (centre national d’appels de la SCS).

Kingston examine l'impact sur le logement des changements apportés au niveau de l’organisme de santé mentale

Le Conseil municipal de Kingston examine l’impact des réductions et mises à pied aux Services de toxicomanie et de santé mentale de Kingston Frontenac et Addington (AMHS-KFLA), lit-on dans le Kingston Whig-Standard.

« Les changements que nous voyons aux AMHS sont importants et pourraient avoir un impact considérable sur le travail de la [ville] », a déclaré la conseillère municipale Mary Rita Holland.

Le Whig-Standard rapporte ce qui suit : « Les changements qui font souci dans la communauté incluent la mise à pied de 42 employés, soit 39 membres à temps plein et trois membres à temps partiel de la section locale 489 du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO). »

Mary Lou McCartney, déléguée du personnel au SEFPO, a déclaré que les réductions et mises à pied feront du tort aux membres de la communauté.

« La maladie mentale pose tout un défi », a déclaré Mme McCartney. « Le rétablissement d’un client ne suit les échéanciers d’aucun superviseur. »

 

Il est temps que le caucus conservateur mette Doug en laisse, nous dit le président Thomas

Toronto – Un autre sondage d’opinion dans lequel les Ontariens disent que le premier ministre Ford va dans la mauvaise direction devrait être pris au sérieux par son caucus, déclarait vendredi le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas.

« M. Ford a retranché l’aspect progressiste d’un parti conservateur autrefois tout à fait respectable », a ajouté M. Thomas. « La grosse machine bleue s’est transformée en une grosse machine à ratés. »

Monsieur Thomas a mentionné un sondage Pollara qui révélait que les conservateurs s’étaient fait dépasser par les néo-démocrates en termes de soutien populaire.  Le sondage présenté au Toronto Star révélait que le soutien accordé aux conservateurs était tombé à 30 %.  Monsieur Ford et les conservateurs avaient attiré 40  % des suffrages lors des élections de l’an dernier.

Les conclusions sont semblables à celles de deux sondages commandés par le SEFPO au cours des six derniers mois.  Tous deux révélaient que les Ontariens sont farouchement opposés au programme de M. Ford et extrêmement inquiets quant à l’avenir des services publics.

Monsieur Thomas a dit que les résultats du sondage montrent que les Ontariens en ont marre des politiques malavisées de Doug et de ses promesses brisées concernant le personnel de première ligne de la fonction publique, qui ne devait perdre aucun emploi.

« Les Ontariens n’apprécient guère les mensonges et je ne suis pas surpris de les voir fâchés à l’annonce des mises à pied du personnel de première ligne à la fonction publique », a encore dit M. Thomas. 

« Monsieur Ford est un véritable prévaricateur et ses manœuvres d’intimidation destructives ne font rien de bien pour le peuple de l’Ontario. »

Monsieur Thomas prédit que les membres du caucus conservateur se réveilleront tôt ou tard et réaliseront qu’ils doivent se débarrasser de M. Ford s’ils veulent sauver leur peau de politicien.

« J’espère seulement qu’ils le comprennent le plus tôt possible, avant que les services publics dont dépendent les Ontariens ne soient entièrement détruits. Je ne tiens pas à voir un autre désastre comme celui de Walkerton, où nous perdons des vies », a ajouté M. Thomas.  « Monsieur Ford se fera éventuellement mettre à la porte et nous espérons toutes et tous qu’il ne sera pas en mesure de dire ‘Je reviendrai’. »

Pour plus d’information :
Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931

Le président Thomas à la Procureure générale : Ne transférez pas les poursuites des infractions graves

Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO, a écrit à la procureure générale, Caroline Mulroney, vendredi, pour lui demander d’annuler la décision du gouvernement précédent de transférer la poursuite des infractions provinciales les plus graves aux municipalités. Les poursuivants provinciaux, qui sont des membres du SEFPO, protègent le public en menant ces poursuites de façon équitable et responsable par l’intermédiaire du ministère du Procureur général. 

Lettre du président du SEFPO à la Procureure générale

Le 20 juillet 2018

L’honorable Caroline Mulroney
Procureure générale
Édifice McMurtry-Scott
720, rue Bay, 11e étage
Toronto (Ontario) M7A 2S9

Objet : Projet de loi 177, Annexe 35 : Poursuivants provinciaux

Madame la Ministre,

Je vous écris aujourd’hui en raison d’un problème urgent qui préoccupe beaucoup les poursuivants provinciaux qui travaillent pour le ministère du Procureur général.

Ces membres du SEFPO mènent les poursuites relatives aux infractions provinciales non-criminelles les plus graves (connues sous le nom d’infractions de la partie III), notamment les infractions pour :

  • conduite agressive, distraction au volant, conduite imprudente, conduite imprudente ayant entrainé la mort;
  • défaut de rester sur les lieux d’un accident (délit de fuite);
  • violation à la Loi de Christopher de 2000 sur le registre des délinquants sexuels;
  • conduite sans assurance et conduite avec un permis suspendu;
  • violation d’une ordonnance de probation; et
  • opération d’un véhicule motorisé ayant causé un accident grave, y compris un carambolage impliquant des camions ayant causé de graves blessures, plusieurs morts et la fermeture de route.

Bien qu’elles soient non-criminelles, ces infractions qui impliquent souvent le décès de personnes sont passibles de peines d’emprisonnement. Comme vous le savez, nos membres mènent les poursuites relatives à des infractions provinciales qui sont assez graves pour que le défendeur soit convoqué au tribunal plutôt que de simplement recevoir une contravention et d’avoir à payer une amende fixée à l’amiable.

En 2017, le gouvernement précédent à adopté le projet de loi 177, la Loi de 2017 pour un Ontario plus fort et plus juste (mesures budgétaires), qui permet au ministère du Procureur général de transférer la poursuite de ces infractions graves aux municipalités, où elles seront jugées avec les contraventions de stationnement et d’autres infractions mineures (Annexe 35 du projet de loi).

J’ai demandé au gouvernement précédent, à l’instar de nos membres, de ne pas procéder à ce transfert. Heureusement, bien que cette loi autorise le transfert, elle n’a pas encore été mise en œuvre et il est encore temps d’annuler cette mauvaise décision du gouvernement précédent. Il y a de bonnes raisons pour lesquelles ces poursuites doivent être menées directement par le ministère du Procureur général.

Les municipalités ont tendance à traiter les contraventions de stationnement (infractions de la partie II) et les infractions mineures (infractions de la partie I) comme des outils servant à remplir les caisses. De plus, de nombreuses municipalités engagent des tiers, des cabinets juridiques privés, pour mener de telles poursuites.

Les infractions de la partie III sont très différentes. À l’instar des infractions criminelles, ces infractions provinciales les plus graves sont du domaine de la justice et de la sécurité publique et ne devraient pas être considérées comme des outils servant à générer des revenus. De la même manière qu’il mène les poursuites relatives aux infractions criminelles, le ministère du Procureur général devrait continuer à assumer la responsabilité de la poursuite des infractions de la partie III. Les infractions telles que les violations au registre des délinquants sexuels et une conduite imprudente ayant causé la mort doivent rester des infractions à la sécurité publique et ne doivent pas être traitées comme de simples contraventions de stationnement.

Il s’agit également d’une question de reddition de comptes. En Ontario, c’est le procureur général qui est responsable de la sécurité publique et qui est chargé de gérer le système de justice de façon équitable. Les personnes qui mènent les poursuites relatives aux infractions de la partie III, passibles de peines graves pouvant aller jusqu’à des peines d’emprisonnement, devraient être des employés du ministère du Procureur général et être directement sous son autorité.

Les municipalités, qui sont des organismes constitués en personne morale, ne rendent des comptes qu’à leurs dirigeants locaux. Leurs contraintes budgétaires pourraient entraver l’administration de la justice relative aux infractions de la partie III dont les peines risquent de ne pas générer suffisamment de recettes pour couvrir les coûts des poursuites, surtout dans les petites municipalités. Le ministère du Procureur général ne devrait pas transférer ses responsabilités aux municipalités, qu’elles soient d’ordre financier ou qu’elles touchent à la sécurité publique, qui sous-traitent, à leur tour, l’administration de la justice à des cabinets juridiques privés.

Le public doit avoir la certitude que sa sécurité est la priorité numéro un en ce qui a trait à la poursuite des infractions graves de la partie III. Les défendeurs qui encourent des sanctions graves pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement doivent également savoir que leur poursuivant rend compte directement au procureur général qui est chargé d’offrir un système de justice équitable.

Il est encore temps de faire marche arrière. Les poursuivants provinciaux continuent actuellement à faire leur travail avec compétence et efficacité au sein de votre ministère. J’espère sincèrement que vous permettrez à nos poursuivants provinciaux de continuer à protéger le public et à mener les poursuites relatives aux infractions de la partie III de façon juste et responsable par l’intermédiaire du ministère du Procureur général.

Je serais heureux de discuter de cette question avec vous. En attendant une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Warren (Smokey) Thomas
Président

c.c. : L’honorable Doug Ford, premier ministre
Andrea Horwath, chef de l’opposition
Gilles Bisson, député provincial; critique, ministère du Procureur général
Tina Stevens, coprésidente/par intérim du CREM, ministère du Procureur général, SEFPO

Le Collège Saint-Laurent perd sa dernière bibliothécaire

Kingston – Alors que le Collège Saint-Laurent aura bientôt des bibliothèques entièrement rénovées, il n’aura plus de bibliothécaire pour aider les étudiants, le personnel et le corps enseignant, a déclaré le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO).

Aux campus de Kingston, Cornwall et Brockville, cinq bibliotechniciens et une bibliothécaire travaillent dans les bibliothèques du collège. À compter du 12 janvier 2018, le poste de bibliothécaire du collège sera éliminé et remplacé par un nouveau poste de directeur associé aux bibliothèques et à la réussite des étudiants.

« Alors qu’à une époque nous avions deux bibliothécaires – dans les années 90 – nous en aurons bientôt plus du tout », a déclaré Grant Currie, président de la section locale 417 du SEFPO, qui représente le personnel scolaire à Saint-Laurent. « Les besoins en information des étudiants sont pourtant de plus en plus complexes, en particulier pour les étudiants qui sont dans un programme de diplôme universitaire ou un programme d’études supérieures. Qui viendra en aide à ces étudiants une fois que le poste de bibliothécaire du collège aura été éliminé? »

Jill Baker est la bibliothécaire du collège depuis 13 ans. Elle travaille de façon individuelle avec les étudiants, en particulier avec celles et ceux qui sont dans un programme de diplôme universitaire, afin de les aider à trouver et à évaluer des sources d'information non traditionnelles. Elle aide également les bibliotechniciens à répondre aux questions de référence très complexes des étudiants. Elle veille à ce que les étudiants hors campus, celles et ceux qui sont en stage en entreprise, puissent obtenir les ressources documentaires. Elle travaille avec les membres du personnel scolaire afin de sélectionner et de leur procurer les ressources documentaires nécessaires pour leurs cours. Enfin, à l'invitation du personnel scolaire, Jill Baker se rend dans des classes pour donner des séances de formation adaptées aux exigences des cours, comme pour trouver et utiliser des recherches examinées par les pairs.

Selon la description du poste du nouveau directeur associé, seulement 20 pour cent de ses tâches seront consacrées à soutenir les bibliothèques du collège et leur personnel. Étant donné que l'enseignement est absent de la liste des tâches principales qui sont effectuées par le directeur associé, on ne sait pas si ce dernier sera disponible pour dispenser la formation qui est assurée actuellement par la bibliothécaire du collège.

En avril dernier, le Collège Saint-Laurent a annoncé qu'il était le bénéficiaire d’une subvention provinciale de 1,7 million de dollars pour mettre à niveau ses bibliothèques des campus de Kingston, Cornwall et Brockville, avec de nouveaux meubles et équipements, y compris des tableaux électroniques, des modules d'étude autonomes et des systèmes de technologie de l'information modernisés.

« C'est une bonne chose que les étudiants du Collège Saint-Laurent aient accès à des bibliothèques modernisées, mais c’est incompréhensible que le collège les prive des conseils de la personne experte dont ils ont besoin pour réussir », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Quand on est perdu dans l’information, il est difficile de naviguer sans boussole et ils viennent de perdre leur dernière navigatrice. »

Renseignements : Grant Currie, 613-893-2505

Lettre du président Warren (Smokey) Thomas à la première ministre au sujet du Projet de loi 177, Annexe 35 : poursuites provinciales

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a envoyé la lettre suivante à la première ministre, Kathleen Wynne, au sujet de l'annexe 35 (poursuites publiques) du projet de loi 177, la Loi de 2017 pour un Ontario plus fort et plus juste (mesures budgétaires).

Le 27 novembre 2017

L'honorable Kathleen Wynne
Première ministre de l'Ontario
Salle 281, Édifice de l'Assemblée législative, Queen's Park
Toronto (Ontario) M7A 1A1

OBJET : Projet de loi 177, Annexe 35 : poursuites provinciales

Madame la Première ministre,

Je vous écris aujourd'hui en raison d’un problème urgent qui préoccupe beaucoup les poursuivants provinciaux qui travaillent pour le ministère du Procureur général.

Ces membres du SEFPO mènent les poursuites relatives aux infractions provinciales non-criminelles les plus graves (connues sous le nom d’infractions de la partie III), notamment les infractions pour :

  • conduite agressive, distraction au volant, conduite imprudente, conduite imprudente ayant entrainé la mort;

  • défaut de rester sur les lieux d'un accident (délit de fuite);

  • violation à la Loi de Christopher de 2000 sur le registre des délinquants sexuels;

  • conduite sans assurance et conduite avec un permis suspendu;

  • violation d'une ordonnance de probation; et

  • opération d'un véhicule motorisé ayant causé un accident grave, y compris un carambolage impliquant des camions ayant causé de graves blessures, plusieurs morts et la fermeture de route.

    Bien qu’elles soient non-criminelles, ces infractions qui impliquent souvent le décès de personnes sont parfois punies de peines d'emprisonnement. Nos membres mènent les poursuites relatives à des infractions provinciales qui sont assez graves pour que le défendeur soit convoqué au tribunal plutôt que de simplement recevoir une contravention et d’avoir à payer une amende fixée à l'amiable.

    Je suis profondément préoccupé par le projet de loi 177, la Loi de 2017 pour un Ontario plus fort et plus juste (mesures budgétaires), qui a été déposé par votre gouvernement et qui permet au ministère du Procureur général de transférer la poursuite de ces infractions graves aux municipalités, où elles seront jugées avec les contraventions de stationnement et d’autres infractions mineures (Annexe 35 du projet de loi). Permettez-moi de vous demander d’y renoncer. Il y a de bonnes raisons pour lesquelles ces poursuites doivent être menées directement par le ministère du Procureur général.

    Les municipalités ont tendance à traiter les contraventions de stationnement (infractions de la partie II) et les infractions mineures (infractions de la partie I) comme des outils servant à remplir les caisses. L'objectif principal des municipalités est de traiter ces infractions rapidement et de prescrire des peines qui leur rapportent le plus possible.

    Les infractions de la partie III sont très différentes. À l’instar des infractions criminelles, ces infractions provinciales les plus graves sont du domaine de la justice et de la sécurité publique et ne devraient pas être considérées comme des outils servant à générer des revenus. De la même manière qu’il mène les poursuites relatives aux infractions criminelles, le ministère du Procureur général devrait continuer à assumer la responsabilité de la poursuite des infractions de la partie III. Les infractions telles que les violations au registre des délinquants sexuels et une conduite imprudente ayant causé la mort doivent rester des infractions à la sécurité publique et ne doivent pas être traitées comme de simples contraventions de stationnement.

    Il s’agit également d’une question de reddition de comptes. En Ontario, c'est le procureur général qui est responsable de la sécurité publique et qui est chargé de gérer le système de justice de façon équitable. Les personnes qui mènent les poursuites relatives aux infractions de la partie III, passibles de peines graves pouvant allant jusqu’à des peines d'emprisonnement, devraient être des employés du ministère du Procureur général et être directement sous son autorité.

    Les municipalités, qui sont des organismes constitués en personne morale, ne rendent des comptes qu’à leurs dirigeants municipaux. Leurs contraintes budgétaires pourraient entraver l'administration de la justice relative aux infractions de la partie III dont les peines risquent de ne pas générer suffisamment de recettes pour couvrir les coûts des poursuites, surtout dans les petites municipalités. Le ministère du Procureur général ne devrait pas transférer ses responsabilités aux municipalités, qu’elles soient d’ordre financier ou qu’elles touchent à la sécurité publique.

    En ce qui concerne la poursuite des infractions graves de la partie III, le public doit avoir la certitude que sa sécurité prime sur des considérations telles que la production de revenus ou des restrictions budgétaires à l’échelle locale. Les défendeurs qui encourent des sanctions graves pouvant aller jusqu’à l'emprisonnement doivent également savoir que leur poursuivant rend compte directement au procureur général qui est chargé d'offrir un système de justice équitable.

    Il est encore temps de faire marche arrière. J'espère sincèrement que vous permettrez à nos poursuivants provinciaux de continuer à protéger le public et à mener les poursuites relatives aux infractions de la partie III de façon juste et responsable par l'intermédiaire du ministère du Procureur général.

    Je serais heureux de discuter de cette question avec vous. En attendant une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Madame la Première ministre, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

    Warren (Smokey) Thomas
    Président

    c. : L’honorable Yasir Naqvi, procureur général
    Patrick Brown, chef de l'opposition
    Andrea Horwath, chef du NPD
    Randy Hillier, député provincial, porte-parole de l'opposition (Procureur général)
    Taras Natyshak, député provincial, porte-parole de l'opposition (Sécurité communautaire et Services correctionnels)
    Tim Elphick, ministère du Procureur général, coprésident du CERM, SEFPO
    Jennifer Higgins, assistante au président, SEFPO

Le Conseil municipal de St. Catharines veut un rapport sur l'OPNPN

Le 16 octobre dernier, Lucy Morton, vice-présidente de la Région 2 du SEFPO, s’est adressée au conseil municipal de St. Catharines pour appuyer l’adoption d'une motion demandant au gouvernement de l'Ontario de nommer un superviseur pour contrôler les activités de l'OPNPN. 

Le Conseil municipal veut un rapport sur l'OPNPN

Pendant plus d'une heure, lundi dernier, les représentants de l’Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara (OPNPN) ont été tenus sur le grill par les conseillers municipaux de St. Catharines qui les ont questionnés sur la gestion de l’Office.

Cliquez ici pour lire l’article au complet dans le St. Catharines Standard. (en anglais)

Le Conseil municipal de St. Catharines demande un rapport à l'intention du personnel de l'OPNPN

À la demande du Conseil municipal de St. Catharines, le personnel de la ville est sur le point de s’ingérer dans la direction des choses à l’Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara. Lundi soir, les conseillers ont examiné la motion présentée par le conseiller du quartier de Port Dalhousie, Bruce Williamson, qui demande à la ministre des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario de nommer un superviseur pour prendre en charge les opérations de l'OPNPN pour les six prochains mois ou de dissoudre l'OPNPN.

 Cliquez ici pour l’article au complet dans Niagara This Week. (en anglais)

Le SEFPO et les députés provinciaux demandent à la province de nommer un superviseur à l'OPNPN

On October 4, OPSEU President Smokey Thomas hosted a press conference in St. Catharines, attended by MPPs Cindy Forster (Welland), Wayne Gates (Niagara Falls) and OPSEU Region 2 Vice President Lucy Morton in the wake of eight layoffs at the Niagara Peninsula Conservation Authority. 

Niagara region media covered the issue extensively. Here are their stories.

NPCA, union and politicians duel in pressers

The first shots were fired Wednesday morning by Warren (Smokey) Thomas, president of Ontario Public Service Employees Union, who warned NPCA is trying to “break the union” that represents conservation authority staffers. Welland MPP Cindy Forster wants to amend provincial legislation to allow Queen’s Park to appoint a supervisor to run Niagara Peninsula Conservation Authority.

To read the whole article in the St. Catharines Standard, click here.

Politicians, union call for NPCA supervisor

At a news conference on Wednesday, NDP MPPs Cindy Forster and Wayne Gates, as well as Ontario Public Service Employees Union (OPSEU) president Warren (Smokey) Thomas and regional vice-president Lucy Morton, urged residents to contact provincial Minister of Natural Resources Kathryn McGarry and tell her they want someone to oversee the authority and its board.

To read the whole article in Niagara This Week, click here.

Ontario public sector union vows to fight NPCA to the end over staff cuts

If those now managing the Niagara Peninsula Conservation Authority think they can continue getting away with laying off front-line employees and “destroying” the NPCA as an environmental protection body in the Niagara-Hamilton region, they have more than met their match, said Warren ‘Smokey’ Thomas, President of the Ontario Public Services Employees Union, during a news conference in St. Catharines this Wednesday, October 4th.

To read the whole article in Niagara At Large, click here.

OPSEU: Justice must be served at the NPCA

OPSEU is taking aim at the NPCA. The union hosted a news conference in St. Catharines today calling for recent layoffs at the Niagara Peninsula Conservation Authority to be rescinded.

To read the whole article on 610 CKTB, click here.

Le président Thomas demande ‘qu’on écoute les citoyens en ce qui concerne la crise à l’OPNPN’

St. Catharines – Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) demande aux citoyens de la région du Niagara de se faire entendre à propos de la polémique qui enfle à l’Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara (OPNPN).

« Les citoyens de la région du Niagara ont appris ce qui se passe à l'OPNPN depuis ces deux dernières années », a déclaré Warren (Smokey) Thomas. « Ils viennent de réduire de moitié leur personnel responsable de la gestion du bassin versant et on apprend que le président de l'OPNPN a eu des discussions secrètes afin de confier l'examen de certaines demandes d'aménagement à la région. »

« L'OPNPN ne travaille pas dans le meilleur intérêt des citoyens, ni de leurs enfants et petits-enfants », a-t-il ajouté. « Il est temps que nous agissions tous ensemble – les citoyens doivent se faire entendre. »

Cindy Forster, députée provinciale néo-démocrate de Welland et le président Thomas ont pris la parole lors d'une conférence de presse, ce matin, au cours de laquelle ont été lues des déclarations de Jim Bradley, député provincial libéral de St. Catharines, et de Sam Oosterhoff, député conservateur de Niagara-Ouest-Glanbrook.

« L'appui unanime de tous les partis concernant cette question démontre la volonté des députés locaux d’assurer la protection du bassin versant du Niagara », a indiqué le président Thomas. « Mais l'OPNPN est sans scrupules. S’ils ne veulent pas écouter les politiciens, ils ont intérêt à se préparer à rendre des comptes à la population. »

L'OPNPN a adopté une position en faveur du développement au détriment du bassin versant, a ajouté le président Thomas.

« En posant de tels gestes, l'OPNPN trahit sa responsabilité de protéger l'écosystème fragile du bassin versant du Niagara », a-t-il conclu. « Le travail de protection doit être effectué par l'office de protection de la nature et ces mises à pied doivent être annulées sur-le-champ. »

« Nous lançons dès aujourd'hui une campagne locale afin de faire en sorte que l’OPNPN rende compte directement de ses actions à la population de la région du Niagara. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931

Une note confidentielle détaille les discussions de l’OPNPN avec la région

Sandy Annunziata, le président de l'Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara (OPNPN), a rencontré le personnel régional en septembre afin que la région de Niagara puisse prendre une plus grande part de responsabilités dans la planification de ses bassins versants.  Le syndicat qui représente les travailleurs de l'OPNPN et deux députés de la région du Niagara sont particulièrement préoccupés par les plans de l’Office.

Cliquez ici pour lire toute l'histoire dans le St. Catharines Standard.

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L’OPNPN supprime huit postes de première ligne

La mise à pied de huit employés de première ligne par l’Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara a mis en colère leur syndicat et choqué les députés provinciaux et les défenseurs de l’environnement de la région. 

Cliquez ici pour lire toute l'histoire dans le St. Catharines Standard.

Le président du SEFPO critique vertement l’OPNPN pour son coup de sabre dans le programme des bassins versants

Lors d'une entrevue avec Niagara at Large, Warren (Smokey) Thomas a indiqué que son syndicat faisait pression sur le gouvernement de l'Ontario afin qu’il prenne des mesures après la suppression de huit emplois de première ligne à l'OPNPN.

 Cliquez ici pour la suite de l'histoire sur le site de Niagara At Large.

L’OPNPN approuve son budget de fonctionnement 2018

Tandis que le syndicat la critique, le directeur général de l’organisme applaudit la décision du conseil d’administration de l’Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara (OPNPN) d’approuver son budget de fonctionnement pour 2018. Le SEFPO, qui représente les travailleurs de l’organisme, a déclaré que le budget de fonctionnement se traduira en réductions de personnel de près de 1 million de dollars dans le bassin hydrographique et de ressources humaines au sein de l’entreprise.

Lire l'article dans le St. Catharines Standard en cliquant ici.

Les mises à pied aux Services à l'enfance de Chatham-Kent sont une erreur judiciaire, selon le président Thomas

Chatham – La section locale 148 du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO), qui représente les travailleurs des Services à l’enfance de Chatham-Kent, se bat contre les plans de l’employeur de mettre à pied quelque 30 membres du personnel à temps plein et à temps partiel, soit environ 20 pour cent de ses 150 employés.

« Ces mises à pied sont complètement inutiles et tout à fait arbitraires », a déclaré la vice-présidente de la section locale 148, Candice Copeland. « Certains de ces travailleurs ont 30 ans d’expérience ou plus. La seule raison que l’employeur leur donne est qu’ils ne possèdent pas de diplôme de travailleur auprès des enfants et des jeunes. »

L’employeur a annoncé qu’à partir du 27 octobre prochain, il éliminerait le soutien du placement familial, le soutien aux familles et les classifications d’accès supervisé et créerait une nouvelle classification de travailleurs du bien-être de l’enfance et de la famille, lesquels auraient besoin d’un diplôme de travailleur auprès des enfants et des jeunes. Seuls les préposés aux services de soutien à la famille seront transférés dans la nouvelle classification, avec un seul aux Services à l’enfance de Chatham-Kent ayant un diplôme de travailleur auprès des enfants et des jeunes.

Les mises à pied coïncident avec la perte de neuf postes à temps plein et d’au moins 12 postes à temps partiel dans les services de prévention suite au transfert du financement des services de la petite enfance de l'Ontario à la municipalité. Madame Copeland a qualifié les mises à pied de « double coup dur ».

« Nous savions que des changements arrivaient en ce qui concernait le financement », a-t-elle dit, « mais l’employeur nous a coupé l’herbe sous les pieds avec cette histoire de reclassification. Il ne nous a jamais dit qu’un diplôme de travailleur auprès des enfants et des jeunes serait une condition préalable à l’emploi, même pour ceux et celles qui occupent déjà les postes. Ces mises à pied, dues à l’exigence d’un diplôme spécifique après coup, sont sans précédent en Ontario. »

Madame Copeland a expliqué que les familles seraient celles qui en paieraient le plus gros prix. « L’employeur se débarrasse d’un personnel hautement qualifié et engagé, des experts dans le domaine, qui connaissent leurs clients et la communauté. Il est inévitable que cette mesure ait un impact négatif sur les enfants et les parents que nous servons. »

« Je n’ai aucune idée de ce qui a pris à cet employeur », a déclaré Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO. « Dire aux employés qu’ils ont besoin de qualifications supplémentaires est une chose, mais ne leur offrir aucune occasion de les obtenir en est une autre. En ce qui me concerne, c’est une erreur judiciaire honteuse. »

« L’employeur refuse d'avoir une discussion franche sur la raison véritable de cette reclassification, et sur ce qui peut être fait pour éviter ces pertes d’emploi complètement inutiles. Il a contribué à une situation traumatique et à un véritable chaos, sans raison apparente. Je demande à la première ministre de mettre un terme à ces mises à pied insensées. »

Pour plus d’information : Candice Copeland, 519-809-0656