Les mises à pied à la Société des loteries et des jeux de l'Ontario sont une honte; la privatisation est un obstacle à l’aide

Toronto – Non seulement les avis de mise à pied qui ont été envoyés aux travailleurs du secteur des loisirs et des jeux durant la crise de la COVID-19 constituent un nouvel exemple d’avidité, mais ils mettent également en évidence la façon dont la privatisation érode les filets de sécurité sociale qui servent à protéger les gens de la ruine financière ou pire, déclare le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas.

« Tout ce que je peux faire est de hocher la tête », a déclaré le président Thomas, qui soulignait l’exemple des employés du sous-traitant privé de la Société des loteries et des jeux de l’Ontario (OLG), à Ottawa, auxquels on a montré la porte.

« À un moment où les gens ont le plus besoin d’aide, nous constatons que des travailleurs sont laissés à eux-mêmes. Les employeurs devraient faire une chose honorable durant cette crise : continuer à payer le salaire de leurs employés et maintenir la couverture de tous leurs avantages sociaux au lieu de les mettre à pied. »

La Société des loteries et des jeux de l’Ontario, avec ses bénéfices massifs, a les moyens de venir en aide à ses employés, ajoute Smokey Thomas. Au lieu de cela, elle empoche ses gains dans le seul intérêt de protéger ses bénéfices nets.

« C’est un excellent exemple qui illustre le fait que la privatisation ne fonctionne pas », explique le président Thomas. « Ces profits ont été siphonnés au détriment du public, ce qui diminue considérablement la capacité du gouvernement à venir en aide à ses citoyens. Et on se retrouve aujourd’hui avec des employeurs qui ne prennent pas soin de leurs employés et un gouvernement qui, bien que louable dans certains de ses efforts pour gérer la crise de la COVID-19, ne peut pas procurer aux Ontariens et Ontariennes l’appui dont ils ont besoin. »

Ce qui en est encore plus révoltant, c’est le fait que la Société des loteries et des jeux de l’Ontario n’a pas de problème à offrir d’énormes protections à ses gestionnaires, a ajouté le président Thomas.

« On parle d’une organisation qui vient de verser une indemnité forfaitaire de 847 000 $ à son ancien président et chef de la direction, Stephen Rigby, mais qui ne fera rien pour les travailleurs de première ligne qui sont le moteur qui fait fonctionner la machine », explique le président Thomas. « Maintenant, ces travailleurs n’ont pas d’autre choix que de dépendre de l’argent des contribuables pour recevoir du soutien – de l’argent qui n’est pas aussi abondant à cause des privatisations. »

Moins de services publics, ce n'est pas la solution; les exigences posées par le COVID-19 le prouvent

Il est normal que tout le monde soit un peu tendu à cause du COVID-19. Mais nous sommes au bon endroit – pour l’instant.

Un système de santé solide – opérationnel 24 heures sur 24, avec des professionnels de la santé de classe mondiale – permet de protéger les populations et d’établir de meilleurs protocoles et solutions pour faire face à une menace semblable à l’avenir.

En de tels moments, le gouvernement a la responsabilité de stimuler la confiance et de relever tous les défis avec succès. Il le fait grâce à une main-d’œuvre solide, préparée, consciencieuse et armée pour affronter les défis quotidiens. Cette main-d’œuvre, c’est notre fonction publique – des employés dévoués qui travaillent sur la ligne de front, qui mettent la main à la pâte et qui sonnent la charge pour rétablir le calme.

Une société efficace, qui fonctionne bien, avance de cette manière, et c’est la façon dont l’Ontario travaille en ce moment.

Avant de couper et de privatiser les services au point de les rendre inefficaces et d’en payer un lourd tribut, l’Ontario et le Canada feraient bien d’y réfléchir à deux fois. Quelle leçon pour le secteur privé qui pansent ses plaies après avoir perdu plus de 6 000 milliards de dollars en valeur sur les marchés boursiers internationaux en raison de l’érosion de la confiance des consommateurs et des investisseurs au milieu de cette montée de fièvre mondiale.

C’est ce qui attend l’Ontario à l’avenir si on laisse le premier ministre Ford continuer son plan : privatiser à tout va, couper dans tous les sens, puis s’enfuir à toute vitesse quand la situation devient critique.

Nous avons déjà vu ça. Vous souvenez-vous de Walkerton? La décision du gouvernement de l’Ontario de privatiser les analyses de la qualité de l’eau avait causé la mort de sept personnes et des milliers de malades en 2000.

Depuis que M. Ford est au pouvoir, on nous dit que le gouvernement est trop gros et que nous devrions être plus « efficaces » dans la manière de faire les choses. Quelle foutaise! Commencer à raisonner de cette manière, c’est écrire un autre scénario comme celui de Walkerton : un scénario mal ficelé et mal réalisé avec un final mortel parce que le réalisateur était plus motivé par les profits que par l’intérêt public.

Et ceux qui tiennent un double discours et demandent maintenant au gouvernement d’en faire plus pour lutter contre le COVID-19, puis exigent que le gouvernement fasse des coupes devraient se souvenir que ce n’est jamais bon de courir après deux lièvres à la fois.  La seule façon pour le gouvernement d’en faire plus est de mettre en place les moyens et les ressources humaines nécessaires pour assurer la prévention et la protection. Et on ne peut pas faire cela en appliquant un cataplasme sur une jambe de bois – on doit le faire de manière optimale.

Focalisés, équipés, préparés et motivés pour le bien du pays : c’est la formule gagnante qui est mise en application par les services publics et les travailleurs qui les dispensent.

À une époque où la population mondiale croît à un rythme effréné et où les progrès technologiques permettent aux populations de migrer et de voyager facilement, nous devons être prêts à faire face à ces bouleversements en proposant des solutions de santé fondées sur les besoins humains – et non pas sur la cupidité des entreprises.

Face à cette crise locale et mondiale du COVID-19, les Ontariennes et Ontariens devraient exprimer leur gratitude aux milliers de professionnels dévoués des services publics qui travaillent sans relâche pour assurer notre sécurité.

Le SEFPO est fier des plus de 165 000 employés de la fonction publique que nous appelons nos membres. Chaque jour, ils sont en première ligne au service de la population.

À tous les employés de la fonction publique de l’Ontario qui travaillent d’arrache-pied et avec abnégation pour assurer notre sécurité, je dis : « Merci pour tout ce que vous faites et continuez votre excellent travail ».

En solidarité,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier
@OPSEUEddy

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Selon le président Thomas, les problèmes d'approvisionnement de la LCBO ne sont pas résolus

Le Président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas a rejeté les confirmations du PDG de la LCBO, George Soleas, comme quoi « les produits coulent à flot dans les entrepôts et dans les magasins. Les magasins sont vraiment prêts à faire des affaires. »

Cliquez ici pour voir la vidéo de CTV Barrie.

« Ou bien M. Soleas est extrêmement naïf, ou bien il raconte des mensonges au public », a déclaré M. Thomas à Craig Momney, journaliste à CTV. « Je ne sais trop quoi penser. Je préfère croire qu’il ne ment pas, et si c’est le cas, alors quelqu’un quelque part lui raconte des sornettes. »

Les commentaires de M. Soleas et de M. Thomas font suite à une rupture d’approvisionnement dans les 240 magasins de la LCBO. L’organisme de la Couronne a mis à niveau son ancienne technologie au Centre de service de détail de Durham en juin dernier… Un autre logiciel qui avait fait l’objet de mises en garde des employés. Toutefois, M. Soleas avait préféré parler de « problèmes de communication », lesquels, selon lui sont résolus ou en train de l’être.

Mais M. Thomas n’est pas dupe. « Dans la région de Markham, par exemple, seulement trois des 28 magasins sont entièrement approvisionnés », a-t-il dit à CTV. « Les autres ont des étagères vides. »

Jennifer Van Zetten, présidente de la Division des employés de la régie des alcools (LBED) a envoyé des photos du magasin de Barrie en vedette dans la vidéo afin d’appuyer les dires de M. Thomas, comme quoi le problème d’approvisionnement est loin d’être réglé.

« Les photos reflètent l’ordre donné aux employés de ne pas laisser de « trous » sur les étagères », a-t-elle fait remarquer.

 

Les problèmes de distribution seront réglés d’ici deux à trois semaines, d’après la LCBO

La Régie des alcools de l’Ontario a déclaré que les retards de livraison qui ont laissé les étagères de certains magasins vides seront résolus d’ici deux à trois semaines. Les travailleurs de première ligne ont dit à Warren (Smokey) Thomas que les retards de livraison pourraient ne pas être résolus avant septembre.

Cliquez ici pour lire l’article dans son intégralité sur le site Web du Toronto Star.

L'arbitre se prononce en faveur du SEFPO contre Waypoint

Penetanguishene – L’arbitre s’est prononcé en faveur du SEFPO en ce qui concerne les allégations de pratique déloyale de travail prononcées par le syndicat contre le Centre Waypoint de soins de santé mentale.

Dans sa décision datée du 12 juin 2019, l’arbitre Robert W. Kitchen a statué que le Centre Waypoint avait effectivement enfreint la loi en violant l’article 70 de la Loi sur les relations de travail de l’Ontario, qui traite de l’ingérence des employeurs, en « nuisant à la représentation du SEFPO de ses membres en cherchant à obtenir directement le feedback des employés sur les options de planification » (traduction libre).

En novembre 2018, la direction du Centre Waypoint avait rassemblé les travailleurs représentés par le SEFPO pour leur présenter deux options de planification et solliciter leurs commentaires, négligeant le fait que le syndicat avait déjà rejeté une de ces options et qu’une réunion des membres était prévue quelques jours plus tard.

Selon Pete Sheehan, président de la section locale 329 du SEFPO, maintenant que l’arbitre s’est prononcé en faveur du syndicat, il est grand temps que la direction du Centre Waypoint écoute les représentants élus des travailleurs de première ligne et répare le fiasco des horaires.

« Le syndicat a toujours dit qu’il voulait s’asseoir avec la direction pour trouver des solutions qui conviennent à tout le monde », a déclaré M. Sheehan. « Nous arrivons toujours à la table avec un esprit ouvert, parce que les meilleures solutions peuvent et doivent venir de la collaboration entre l’employeur et le personnel de première ligne. C’est la meilleure façon de servir nos clients. Toutefois, la collaboration doit aller dans les deux sens. »

Comme l’a dit Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO, le SEFPO demande à la direction du Centre Waypoint de s’engager dans une discussion ouverte et franche à propos des horaires. « En tant qu’agent correctionnel, je sais qu’il est extrêmement important d’avoir un calendrier qui fonctionne pour les travailleurs et pour les personnes dont ils s’occupent. Il est grand temps que Waypoint mette fin à ces procédures coûteuses et commence à écouter. »

Le SEFPO a déposé plusieurs plaintes de pratique déloyale de travail contre Waypoint et, le tribunal a déjà amendé le centre de 40 000 $ pour des infractions relatives à la santé et à la sécurité. Le Centre Waypoint est exploité par une entité privée financée par le gouvernement de l’Ontario. La gestion du centre et, dans ce cas particulier, les honoraires des avocats, qui se montent à des dizaines de milliers de dollars, sont pris en charge par le contribuable.

« La direction de Waypoint est beaucoup plus intéressée à des querelles juridiques qu’à travailler de manière constructive avec le syndicat pour arriver à des solutions gagnant-gagnant », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Je demande à la ministre Christine Elliott de procéder immédiatement à une enquête sur l’incompétence des gestionnaires du Centre Waypoint et sur la mauvaise administration des fonds publics qu’ils reçoivent, et de remettre Waypoint entre les mains du public. Les travailleurs et les patients dont ils s’occupent méritent beaucoup mieux. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931; Pete Sheehan, 705-209-9050

Le SEFPO fête la Journée mondiale du don de sang

On fête chaquee année le 14 juin la Journée mondiale du don de sang; elle vise à sensibiliser les gens sur le besoin de sang et de produits sanguins sains et à remercier les bénévoles qui font don de leur sang pour sauver des vies.

Syndicat du secteur public le plus grand de l’Ontario, fier de représenter plus de 1 200 membres à la Société canadienne du sang, nous tenons également à remercier tout particulièrement les travailleurs de première ligne en charge de la bonne marche du système d’approvisionnement en sang.

Le sang est une ressource publique et l’accès à du sang sain fait partie intégrante de notre système des soins de santé public. Mais pour faire en sorte que l’approvisionnement en sang soit sûr, il faut un système de collecte et de distribution du sang coordonné à l’échelle nationale, basé sur des dons de sang volontaires et non rémunérés. L’Organisation mondiale de la santé le reconnaît. C’est pourquoi l’OMS continue de demander qu’on interdise la rémunération des dons de sang et de plasma.

Malheureusement, la pression en faveur de la privatisation du sang et du plasma, comme bien acheté et vendu à profit, est énorme dans notre province et dans notre pays.

À titre de travailleurs du secteur public, les membres du SEFPO comprennent le véritable coût de la privatisation; la privatisation contribue à faire augmenter les prix et à faire baisser la qualité. Nous comprenons aussi que c’est notre devoir moral de nous battre pour protéger les services publics et les ressources publiques du mercantalisme des entreprises.

C’est pourquoi chaque année à l’occasion de la Journée mondiale du don de sang, nous prenons le temps de nous rappeler et de réfléchir au scandale du sang contaminé des années 1980 et 1990, qui a vu 30 000 Canadiens infectés par le VIH et l’hépatite C. Une tragédie que nous n’oublierons jamais. Grâce au Juge Horace Krever et à son enquête nationale, des règles de sécurité ont été mises en place pour sauver des vies et faire en sorte qu’une telle tragédie ne se reproduise pas.

Mais tandis que les forces de la privatisation continuent de faire pression, nous devons les repousser avec plus de force que jamais auparavant.

Tandis que le Canada est entièrement autosuffisant en terme de collecte et de distribution du sang pour utilisation directe, nous comptons encore sur le plasma rémunéré des États-Unis, lequel est utilisé pour les traitements médicaux et pour les médicaments. Bien que les provinces les plus grandes du Canada, soit l’Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec, aient toutes interdit la rémunération du plasma, le gouvernement fédéral continue d’autoriser l’exploitation de cliniques de plasma privées au Nouveau-Brunswick et en Saskatchewan. Cela n’aide pas les Canadiens et cela ne fait que nuire à notre système public.

Avec l’élection de premiers ministres de droite comme Doug Ford, Francois Legault et Jason Kenney, nous devons nous battre encore plus fort pour protéger notre système national public et exiger que ces provinces maintiennent leur interdiction.

Au lieu de céder à des intérêts privés, le Canada doit faire plus pour recueillir son propre plasma et réduire sa dépendance vis-à-vis des marchés étrangers.

Avec les élections fédérales à l’horizon, nous devons continuer de demander que tous les partis politiques s’engagent à investir dans de nouveaux centres de collecte de plasma et à soutenir les investissements visant à élargir la capacité publique. Nous devons également demander que les pratiques de dépistage homophobiques discriminatoires soient remplacées par l’exclusion de donneurs axée sur le comportement.

En cette Journée mondiale du don de sang, nous devons renouveler notre engagement à l’égard d’un système national de collecte et distribution du sang et du plasma entièrement public, parce que le sang public est du sang plus sûr.

Warren (Smokey) Thomas
Président, SEFPO

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier, SEFPO

 

La sous-traitance du Service de counselling du collège est une trahison, selon le président Thomas

Ottawa –  La sous-traitance du Service de counselling d’un collège de l’Ontario est un autre exemple qui s’ajoute à la longue liste des mensonges de Doug Ford, selon le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas.

La direction de La Cité collégiale, à Ottawa, a récemment informé le SEFPO que tout le Service de counselling et d’orientation du collège serait externalisé.

Ces mises à pied suscitent de l’inquiétude chez le personnel et les étudiants de la Cité selon le président Thomas, qui s’inquiète également du fait que d’autres collèges s’apprêtent à faire de même.

« Les étudiants et le personnel de la Cité sont les derniers Ontariens à avoir été trompés », a déclaré Warren (Smokey) Thomas. « Durant la campagne électorale, Doug Ford avait promis qu’aucun employé du secteur public ne perdrait son emploi, puis il a machiné cette trahison avec la direction de La Cité. »

Le président Thomas a indiqué qu’il y a énormément de stress dans l’enseignement postsecondaire et qu’il y a beaucoup d’étudiants qui ont des problèmes de santé mentale et qui ont besoin d’accompagnement.

« Il s’agit d’une attaque contre les services et communautés francophones », a ajouté le président Thomas.  « La direction de La Cité ferait bien de réfléchir et d’y regarder à deux fois. »

La Cité a également informé le SEFPO qu’elle confierait la responsabilité du Service de counselling à un groupe appelé Centre Psychosocial. Le nouveau fournisseur commencera à procurer des services de counselling dès ce mois-ci.

Les conseillers et conseillères ont reçu leurs avis de licenciement le mois dernier. Des griefs seront déposés pour licenciement abusif au niveau local et à la Commission des relations de travail relativement à cette sous-traitance du Service de counselling.

Compte tenu de la promesse électorale de Doug Ford, une seule mise à pied, c’est déjà une mise à pied de trop, a ajouté le président Thomas.

« La Cité a pris sa décision sans consulter personne. Au lieu de cela, la direction a poignardé ses employés dans le dos », a conclu le président Thomas.

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613 329-1931

Lettre de Warren (Smokey) Thomas aux premier ministre Ford et ministre Fedeli concernant les vols à la LCBO

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a envoyé la lettre suivante, le 4 janvier dernier, au premier ministre Doug Ford au ministre des Finances, Vic Fedeli, pour leur demander une réunion urgente concernant le problème croissant des vols dans les succursales de la LCBO.

Le 4 janvier 2019

L’honorable Doug Ford, premier ministre de l’Ontario
Édifice de l’Assemblée législative
Queen’s Park
Toronto ON M7A 1A1

L’honorable Victor Fedeli, ministre des Finances
Ministère des finances
Édifice Frost Sud, 7e étage
7 Queen’s Park Crescent
Toronto, ON   M7A 1Y7

Monsieur le Premier ministre Ford et Monsieur le Ministre Fedeli,

Monsieur le premier ministre, je suis extrêmement préoccupé par le problème croissant des vols dans les succursales de la LCBO. Selon la police de Toronto, plus de 9 000 vols à l’étalage ont été signalés au cours des quatre dernières années et demie et la LCBO a confirmé l’augmentation des vols à l’étalage.  Il est urgent de s’attaquer à ce problème.

Avec les dirigeants de la LBED, nous souhaiterions vous rencontrer ainsi que le ministre Fedeli et les cadres dirigeants de la LCBO dès que possible afin de discuter des préoccupations de nos membres au sujet de ces vols. Le SEFPO représente 8 500 travailleuses et travailleurs de première ligne à la LCBO qui ont nombre d’excellentes idées à partager pour lutter contre ce problème.

Bien que la police et la LCBO demandent régulièrement aux travailleuses et travailleurs de ne pas confronter les voleurs qui pourraient être armés, leur vie, au même titre que celle des clients de la LCBO, est en danger. Personne ne devrait aller travailler ou se rendre dans une succursale en se demandant s’il risque d’être blessé ou même tué pour une bouteille de vodka. Je suis convaincu que les risques augmenteront si votre gouvernement donne suite à son projet d’élargir la vente d’alcool aux détaillants privés.

Les succursales publiques de la LCBO de l’Ontario sont plus accessibles que jamais, offrent une plus grande variété de produits, sont ouvertes plus tard et de nouveaux points de vente ouvrent leurs portes. Mais il faut trouver un juste équilibre entre l’accès et le contrôle – c’est la signification même du « C  » dans LCBO. Si le vol est un problème dans les succursales de la LCBO qui ont un personnel hautement qualifié et expérimenté, alors imaginez un peu ce qu’il risque d’arriver dans les dépanneurs? Il faut prendre des mesures avant que quelqu’un soit blessé ou tué.

En attendant une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre et Monsieur le Ministre des Finances, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Warren (Smokey) Thomas
Président, Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario

c.c. George Soleas, président-directeur général de la Régie des alcools de l’Ontario
Denise Davis, présidente de la Division des employés de la Régie des alcools (LBED)
Debbie McGuinness, présidente de la section locale 5110 et du Comité provincial sur la santé et la sécurité au travail

Avec le prolongement des heures d’ouverture de la LCBO après les fêtes, le syndicat demande de nouvelles mesures de sécurité

Après la récente flambée de vols dans plusieurs succursales de la Régie des alcools de l’Ontario (LCBO), Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO, demande au gouvernement de mettre en place de nouvelles mesures de sécurité dans les succursales. « La LCBO fait quelques progrès, mais, qui sont, à mon avis, insuffisants », a déclaré le président Thomas.

Cliquez ici pour lire l’article dans son intégralité sur le site Web de la CBC.

Le président Thomas sur les ondes radio pour parler du cannabis et de l’alcool

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, était à l’émission Live sur CP24, à midi, le 3 janvier dernier, pour discuter des récents rapports de police qui montrent qu’il y a une flambée du nombre de personnes qui conduisent en état d’ébriété sur les routes de l’Ontario.

Le président Thomas a déclaré qu’accroître l’accessibilité à l’alcool – avec l’expansion de la vente dans les épiceries ainsi qu’à davantage d’épiceries – se traduirait par une hausse du nombre de victimes dans des accidents causés par la conduite avec facultés affaiblies par l’alcool.  

Le président Thomas a également critiqué le gouvernement pour sa gestion de la vente au détail de cannabis, soulignant que 25 magasins de cannabis seraient déjà ouverts dans le cadre du plan libéral, alors que seulement six magasins ouvriront maintenant avec un an de retard.

Cliquez ici pour écouter l’interview au complet, qui commence à 9:52.

Plus tard dans la journée, le président Thomas a parlé de l’alcool et de la LCBO sur les ondes de 640 Talk Radio. Il a souligné le fait que si le premier ministre Ford veut rendre l’alcool plus accessible, il doit faire aller de pair accessibilité et responsabilité sociale.

Il a pris comme exemple l’Alberta, où la libéralisation de la législation sur l’alcool a engendré une hausse très importante du nombre de cas de conduite avec facultés affaiblies. Le président Thomas a indiqué que la libéralisation de la vente d’alcool en Ontario et l’expansion de la vente aux épiceries est au moins en partie responsable de l’augmentation des cas de conduite avec facultés affaiblies.

Le président Thomas a proposé d’autoriser davantage de succursales de la LCBO à prolonger leurs heures d’ouverture, plutôt que d’étendre la vente d’alcool dans les épiceries et dépanneurs, faisant remarquer que cela permettrait de répondre aux inquiétudes de nombreuses personnes quant aux conséquences sociales de l’expansion de la vente d’alcool.

Cliquez ici pour écouter l’interview au complet, qui commence à 6:58.

Montée en flèche des vols à la LCBO à Toronto, souvent sous les yeux du personnel, impuissant. « Ils sortent presque en toute tranquillité. »

Les chiffres, déconcertants, sont les suivants : plus de 9 000 vols dans les succursales de la LCBO à Toronto au cours des quatre dernières années et demie (du 1er janvier 2014 au 26 juin 2018), selon les données du Service de police de Toronto que le Star a obtenues. Cela fait de la Régie des alcools de l’Ontario, et de loin, le détaillant de vente au détail le plus ciblé de la métropole.

Cliquez ici pour lire l’article dans son intégralité sur le site Web du Toronto Star.

Piquets d'information de la LCBO : Gardons-la publique

Les membres du SEFPO qui travaillent à la LCBO tiendront des piquets d’information afin que leurs clients aient l’occasion de dire au gouvernement de garder la LCBO publique. Cliquez ici pour télécharger les dates et lieux des piquets.

En visitant www.keepitpublic.ca, les gens peuvent envoyer un courriel à leur député provincial et au premier ministre Doug Ford afin de les exhorter à garder la LCBO publique.

En plus de rapporter des milliards de dollars de dividendes au trésor public, la LCBO vend depuis très longtemps de l’alcool de manière responsable. Les recherches sur l’opinion publique montrent que les Ontariens sont 12 fois plus susceptibles de dire que la LCBO est plus efficace que les détaillants privés pour garder l’alcool hors de la portée des mineurs.

Le président Thomas estime qu’il est encore temps de revoir le plan improvisé sur le cannabis, dont les fondations se fissurent déjà

Toronto – Alors que les protestations s’accentuent envers Doug Ford et son plan éventé de privatiser la vente de cannabis, le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, exhorte l’inexpérimenté premier ministre à procéder à un second examen objectif de son plan.

« Les fondations de ce plan improvisé se fissurent déjà et les gens se rendent compte qu’il causera d’innombrables problèmes », déclare le président Thomas. « Qui va payer pour tous les services de police supplémentaires dont nous aurons besoin? Qui va payer pour tous les inspecteurs supplémentaires? »

« À part les profiteurs et les membres du crime organisé, à qui d’autre ce plan bénéficiera-t-il réellement? À personne. »

Depuis les fuites dans les médias de la semaine dernière, un nombre croissant de politiciens municipaux et de chefs de file communautaires – y compris John Tory, le maire de Toronto, – ont exprimé leurs préoccupations au sujet des coûts imprévus relatifs à l’application de la loi et à la santé publique engendrés par ce passage soudain au système privé.

Le président Thomas a souligné le fait que les sondages d’opinion montrent que le plan original, qui consiste à vendre le cannabis dans les magasins qui appartiennent au secteur public et qui sont gérés par la Société ontarienne du cannabis, jouit d’un large appui dans la population.

« Si Doug Ford souhaite réellement gouverner “Pour le peuple”, il veillera à ce que le cannabis soit vendu de la façon dont les gens le veulent : de façon sécuritaire et responsable », a indiqué le président Thomas. « Ils ne veulent pas d’un certain nombre d’organisations louches qui font passer les profits avant les gens. »

Le président Thomas reconnaît que le plan original, qui prévoyait l’ouverture de seulement 40 points de vente publics lors de la première année, n’était pas parfait.

« Doug Ford sait mieux que quiconque que les trafiquants de drogue locaux ne cesseront pas leurs activités si on ouvre seulement 40 points de vente à travers la province », a ajouté le président Thomas. « Mais ce n’est pas une bonne raison pour abandonner complètement les points de vente publics. »

« Si le premier ministre croit vraiment à la concurrence, pourquoi n’autorise-il pas l’ouverture de magasins publics à côté des magasins privés? », a demandé le président Thomas. « Après une année, nous verrons bien si les gens préfèrent les points de vente à but lucratif ou les points de vente publics d’excellente qualité. » 

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931

Avec la privatisation du cannabis, Ford fait un cadeau aux milieux criminels

Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a fait part de son indignation relativement aux rapports des médias qui annoncent que le premier ministre Ford autorisera la vente de cannabis dans les magasins privés.

« Sur quelle planète vivent-ils donc à Queen’s Park? », s’est exclamé le président Thomas. « Ce serait une aubaine pour le crime organisé. Ils pourraient légitimement obtenir des permis de vente de cannabis – et devenir très riches. Dans son slogan visant à défendre “les gens ordinaires”, le premier ministre inclut-il les truands et divers autres criminels? »

Peu de temps après son élection, M. Ford avait déclaré qu’il estimait que le cannabis devrait être vendu dans les magasins de la Société ontarienne du cannabis, gérés par la LCBO. Cette approche est la meilleure façon de garder cette drogue hors de la portée des adolescents, selon le président Thomas. « Seul un représentant du service à la clientèle qualifié et responsable, et qui n’est pas motivé par le profit, est à même de faire appliquer la loi sur l’âge minimum. Peut-on sérieusement nier le fait qu’un vendeur quelconque ne prendra pas quelques libertés afin d’augmenter ses profits? La recherche du profit ne devrait pas entrer en ligne de compte. »

Le président Thomas a ajouté que la LCBO a fait, en revanche, ses preuves pour s’assurer que les personnes vulnérables ne puissent pas acheter de l’alcool. Les employés reçoivent une formation approfondie et régulière sur le service responsable – une formation qui met l’accent sur la sécurité et la responsabilité. « Chaque année, le personnel refuse le droit d’acheter de l’alcool à plusieurs centaines de milliers de clients. C’est un nombre innombrable de vies sauvées et de tragédies évitées », a ajouté le président Thomas. « Il est tout simplement impossible de faire appliquer un service responsable de qualité dans des milliers de dispensaires privés. »

Le président Thomas a également souligné les lendemains cauchemardesques qui attendent les gouvernements provinciaux et municipaux en raison des coûts relatifs à l’exécution et à l’application de la loi. « Il s’agit d’un transfert extrêmement coûteux du secteur privé sur les contribuables. Comment cela peut-il aider les services de police? N’ont-ils pas déjà assez à faire avec les armes à feu, les gangs et le crime organisé? La police n’a-t-elle pas déjà consacré de précieuses ressources à fermer ces comptoirs illégaux?

« Je l’ai déjà dit auparavant, la privatisation de la vente de cannabis est une idée stupide », a ajouté le président Thomas. « Au cours de la dernière campagne électorale provinciale, Doug Ford avait réaffirmé l’importance d’un modèle administré par la province avant de méditer sur la privatisation. Alors il a fait volte-face, et maintenant, après avoir consulté le milieu criminel, il fait une nouvelle volte-face. »

« Sa devise “Pour le peuple” est un trompe-l’œil. Avec un tel modèle, seuls les criminels et les malfaiteurs y gagnent. Ils peuvent certainement remercier Doug Ford pour ce cadeau. J’exhorte le premier ministre à reconsidérer sa position. Si c’est le coût de l’infrastructure qui l’inquiète, il peut certainement économiser beaucoup d’argent en vendant le cannabis dans les succursales de la LCBO existantes. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931