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Une toute nouvelle normalité commence avec le budget

Photo of Eddy Almeida
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Avec le Budget 2021 à l’horizon, je me rappelle que les budgets ne sont pas seulement des chiffres sur une page et qu’ils incarnent nos valeurs et nos aspirations.

Le budget provincial de cette année reflétera-t-il nos aspirations collectives en cette ère de COVID en prévoyant des fonds pour rétablir les capacités du secteur public? Pour créer plutôt que couper? Nous le saurons bientôt.

Entre temps, notre grand syndicat continuera de faire pression pour une toute nouvelle normalité : un Ontario meilleur, dans lequel les services publics sont bien soutenus et où les travailleurs qui les fournissent sont traités avec respect et dignité.

Au cours de la dernière année, nous avons réussi à faire en sorte que ce gouvernement nous écoute. Notre persévérance et notre solidarité en ces temps de pandémie ont porté fruit.

Il suffit de regarder le budget de l’automne dernier pour s’en rendre compte. C’était le premier budget depuis des dizaines d’années qui ne contenait aucune réduction majeure dans le secteur public. Il célébrait la passion, le dévouement et l’héroïsme des travailleurs de première ligne du secteur public et reconnaissait enfin la valeur de services publics solides.

C’était un bon début, mais il en faudra encore plus pour créer une toute nouvelle normalité, comme par exemple l’abrogation du projet de loi 124 et un budget provincial qui met les fonds publics là où ils sont censés aller, soit dans les services publics.

Les travailleurs de la Fonction publique de l’Ontario ont consacré leur vie à soutenir notre province et sa population. Cela ne devrait pas prendre une crise sanitaire globale pour en apprécier la valeur. Leur héroïsme quotidien a été la marque distinctive des services publics bien avant la COVID-19.

Et en cette époque de COVID, c’est devenu si évident que dire simplement « merci » ou appeler ces travailleurs des héros ne suffit pas. Les travailleurs de première ligne du secteur public méritent des salaires décents, en permanence. La sécurité d’emploi, la santé et la sécurité, ainsi que la stabilité sont également importantes.

La reprise économique de notre province en dépend; pour sortir de cette crise, nous ne pouvons ni réduire ni restructurer. Et quand les travailleurs sont mieux payés, ils dépensent plus. Les travailleurs appuient les entreprises locales et canadiennes, ce qui stimule notre économie.

Ainsi, tandis que nous nous apprêtons à prendre le tournant pour entrevoir la lumière au bout du tunnel de la COVID-19, nous ne devons pas accepter de retourner à l’austérité. C’est ce qui nous a mis dans ce pétrin et c’est en partie la raison pour laquelle cette pandémie nous a tellement pris au dépourvu.

Avec le recul, nous remarquons que nous n’aurions pas nécessairement eu besoin de ces confinements interminables si notre système de santé n’avait pas tant manqué de ressources. Nous devons désormais nous tourner vers l’avenir et nous mettre à renforcer les capacités de notre système des soins de santé et de l’ensemble de la fonction publique, afin que nous soyons mieux préparés à répondre aux crises à l’avenir.

Le Budget 2021 de l’Ontario est l’occasion pour nous de bâtir une meilleure province, afin que nous puissions sortir de cette pandémie plus forts que jamais. Les budgets sont des documents de vision et, après 25 ans d’austérité et une année de turbulences dues à la pandémie, les Ontariens se tournent vers l’avenir.

Ce travail a commencé. Le nouvel hôpital Cortellucci de Vaughan sera le premier nouvel hôpital qu’on ouvre en trente ans. Ça c’est une bonne nouvelle. Et avec le programme récemment annoncé pour les PSSP, le gouvernement Ford a également répondu à notre appel de former plus de travailleurs dans nos collèges publics pour remédier aux graves pénuries de personnel.

Il est maintenant temps de remédier au manque d’infrastructures et de personnel dans tout le secteur public. Il est temps de mettre un terme à notre relation ratée avec la privatisation et d’éliminer la perspective de profits de secteurs durement touchés, comme les soins de longue durée.

D’importantes améliorations sont encore nécessaires. L’Ontario investit toujours moins par personne dans les services publics que toute autre province au Canada, et il faudrait une augmentation de 25 à 30 milliards de dollars dans le budget de cette année et après pour atteindre la moyenne nationale.

Nous avons besoin d’un apport de fonds qui va bien au-delà de la pandémie. Nous avons besoin d’investissements audacieux, qui permettront de renforcer les capacités et, en fin de compte, de créer une nouvelle normalité.

Nous pouvons et nous devons faire mieux.

Solidairement,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO
@OPSEUEddy
facebook.com/OPSEUEddy

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