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Congrès 2012 – Relever tous les défis

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Chères consœurs, chers confrères et amis,

À l'approche du dépôt du budget 2012, je dois admettre que je ressens un peu de fébrilité, de nervosité et d'anxiété.

Non seulement je présenterai mon premier budget, mais je recommanderai également une augmentation des cotisations. Comme je l'ai déjà dit, je ne prends pas cette recommandation à la légère. Ce n'est pas de gaieté de cœur que je demande aux membres de puiser un peu plus dans leurs poches. Je sais que nous faisons déjà tous des efforts pour joindre les deux bouts, et faire face à nos engagements et obligations. C'est avec un état d'esprit ouvert que j'ai regardé les ministres des finances provincial et fédéral déposer leur budget respectif les 27 et 29 mars 2012.

Aucun des deux n'a tracé une voie que je souhaite suivre ou imiter. Ni l'un ni l'autre n'a offert une solution raisonnable pour surmonter nos difficultés économiques actuelles. Ni l'un ni l'autre n'a accepté d'assumer la responsabilité des problèmes qu'ils ont pourtant contribué à créer. Ni l'un ni l'autre n'a vraiment cherché à tenir des consultations ouvertes pour améliorer le fonctionnement et faire des économies sans nuire aux services publics.

Tous les deux ont proposé des lieux communs pour esquiver la réalité. S'en prenant aux travailleurs, puis aux services dont nous avons tous besoin, ils ont refusé d'admettre l'évidence. Ils n'ont pas un problème de dépenses; ils ont un problème de recettes.

Nous savons à présent qu’ils veulent s'en prendre à notre droit de négocier collectivement. Nos retraites, durement gagnées pour ceux qui en ont une, coûteront plus cher, seront plus maigres, et pourraient même être modifiées par la loi. Le secteur privé pourrait éventuellement rabrouer le secteur public dans les cordes. Nous devrons conduire nos affaires avec le couteau sous la gorge. Nous devrons utiliser toutes les ressources disponibles pour faire connaître la vérité et préserver l'Ontario que nous voulons. Ma conviction est que nous prendrons la bonne décision.

Le 19 avril, vous, ou vos représentants, devrez prendre une décision à l'occasion de notre Congrès. Avec le soutien de la majorité du Conseil exécutif, je vous recommande d’appuyer la proposition d’augmentation temporaire des cotisations.

Le coût, quoique minimal, ne doit pas être pris à la légère. C'est déductible de l'impôt et temporaire. Et c'est une mesure révisable dans deux ans. Vous pourrez également vérifier nos progrès par le truchement de rapports trimestriels qui seront envoyés aux trésoriers locaux et présentés au Congrès de l'an prochain. Tandis que le Conseil a proposé la répartition de ce revenu additionnel, le Congrès, en tant qu'autorité suprême du SEFPO, a le dernier mot dans ce domaine, à condition que les amendements soient appuyés par une majorité des délégués présents.

La résolution concernant l'augmentation des cotisations sera présentée avant le budget. Les statuts exigent que toute augmentation des cotisations soit approuvée par au moins les deux tiers des délégués présents.

Permettez-moi de clarifier tout malentendu en ce qui concerne la répartition des cotisations une fois qu'elles sont perçues par le SEFPO. Les cotisations sont versées au Fonds général, à moins qu'il en soit stipulé autrement dans les Statuts. L'augmentation temporaire des cotisations sera également versée au Fonds général. Les Statuts stipulent que cinq (5) pour cent du revenu général du syndicat soient alloués au Fonds de grève.

Les délégués, par un vote à la majorité, ont également la capacité de décider de l'utilisation du Fonds général et du Fonds de grève. Ceci est, après tout, votre Congrès et vous êtes maître de la situation. Ainsi, à titre d'exemple seulement, les délégués pourraient décider, en approuvant une résolution à une majorité simple, qu'une partie des ressources du Fonds de grève soit utilisée pour appuyer les efforts des membres afin de combattre les répercussions du budget provincial. De la même manière, des allocations précises peuvent être allouées aux activités syndicales importantes.

Si l'augmentation des cotisations est rejetée, nous ferons face à un déficit budgétaire qui sera examiné de très près. Face à ce déficit budgétaire, nous serons alors confrontés à deux choix : faire des coupures dans les services ou creuser encore plus le déficit. 

Chères consœurs, chers confrères et amis, nous portons une lourde responsabilité sur nos épaules. Ensemble, je sais que nous serons nous montrer à la hauteur du syndicat que nous aimons. Nous sommes l'un des derniers remparts qui protègent l’équité de l'avidité.

Durant la dernière année, nous avons accompli ensemble un énorme travail pour lutter contre le monde des affaires. Notre président et nos dirigeants ont été parmi les seuls à faire entendre la voix de la raison dans les médias. En faisant avancer les choses, nous sommes en train d'accomplir quelque chose de grand, de faire changer l'opinion publique et d'obliger les politiciens à prendre bonne note. Nous avons déjà vu quelques politiciens fuir et se cacher. Nous savons désormais que la vérité finit toujours par triompher – et que les gens sont plus importants que les profits.

Au Congrès 2012, nous prendrons la bonne décision, et quelle que soit cette décision, j'y adhèrerai entièrement. C'est ce que signifie l'imputabilité.

Les ministres des finances auraient dû s'inspirer de nous en donnant la priorité aux gens et non pas à la politique. C'est mon principe de base. C'est ma promesse.  

En toute solidarité,

Eddy

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