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Moins de services publics, ce n'est pas la solution; les exigences posées par le COVID-19 le prouvent

OPSEU First Vice-President/Treasurer Eduardo (Eddy) Almeida
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Il est normal que tout le monde soit un peu tendu à cause du COVID-19. Mais nous sommes au bon endroit – pour l’instant.

Un système de santé solide – opérationnel 24 heures sur 24, avec des professionnels de la santé de classe mondiale – permet de protéger les populations et d’établir de meilleurs protocoles et solutions pour faire face à une menace semblable à l’avenir.

En de tels moments, le gouvernement a la responsabilité de stimuler la confiance et de relever tous les défis avec succès. Il le fait grâce à une main-d’œuvre solide, préparée, consciencieuse et armée pour affronter les défis quotidiens. Cette main-d’œuvre, c’est notre fonction publique – des employés dévoués qui travaillent sur la ligne de front, qui mettent la main à la pâte et qui sonnent la charge pour rétablir le calme.

Une société efficace, qui fonctionne bien, avance de cette manière, et c’est la façon dont l’Ontario travaille en ce moment.

Avant de couper et de privatiser les services au point de les rendre inefficaces et d’en payer un lourd tribut, l’Ontario et le Canada feraient bien d’y réfléchir à deux fois. Quelle leçon pour le secteur privé qui pansent ses plaies après avoir perdu plus de 6 000 milliards de dollars en valeur sur les marchés boursiers internationaux en raison de l’érosion de la confiance des consommateurs et des investisseurs au milieu de cette montée de fièvre mondiale.

C’est ce qui attend l’Ontario à l’avenir si on laisse le premier ministre Ford continuer son plan : privatiser à tout va, couper dans tous les sens, puis s’enfuir à toute vitesse quand la situation devient critique.

Nous avons déjà vu ça. Vous souvenez-vous de Walkerton? La décision du gouvernement de l’Ontario de privatiser les analyses de la qualité de l’eau avait causé la mort de sept personnes et des milliers de malades en 2000.

Depuis que M. Ford est au pouvoir, on nous dit que le gouvernement est trop gros et que nous devrions être plus « efficaces » dans la manière de faire les choses. Quelle foutaise! Commencer à raisonner de cette manière, c’est écrire un autre scénario comme celui de Walkerton : un scénario mal ficelé et mal réalisé avec un final mortel parce que le réalisateur était plus motivé par les profits que par l’intérêt public.

Et ceux qui tiennent un double discours et demandent maintenant au gouvernement d’en faire plus pour lutter contre le COVID-19, puis exigent que le gouvernement fasse des coupes devraient se souvenir que ce n’est jamais bon de courir après deux lièvres à la fois.  La seule façon pour le gouvernement d’en faire plus est de mettre en place les moyens et les ressources humaines nécessaires pour assurer la prévention et la protection. Et on ne peut pas faire cela en appliquant un cataplasme sur une jambe de bois – on doit le faire de manière optimale.

Focalisés, équipés, préparés et motivés pour le bien du pays : c’est la formule gagnante qui est mise en application par les services publics et les travailleurs qui les dispensent.

À une époque où la population mondiale croît à un rythme effréné et où les progrès technologiques permettent aux populations de migrer et de voyager facilement, nous devons être prêts à faire face à ces bouleversements en proposant des solutions de santé fondées sur les besoins humains – et non pas sur la cupidité des entreprises.

Face à cette crise locale et mondiale du COVID-19, les Ontariennes et Ontariens devraient exprimer leur gratitude aux milliers de professionnels dévoués des services publics qui travaillent sans relâche pour assurer notre sécurité.

Le SEFPO est fier des plus de 165 000 employés de la fonction publique que nous appelons nos membres. Chaque jour, ils sont en première ligne au service de la population.

À tous les employés de la fonction publique de l’Ontario qui travaillent d’arrache-pied et avec abnégation pour assurer notre sécurité, je dis : « Merci pour tout ce que vous faites et continuez votre excellent travail ».

En solidarité,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier
@OPSEUEddy

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