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Économie à la Hudak... évitons-la coûte que coûte!

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Tim Hudak, le chef du PC, fait la promotion de son livre blanc intitulé « Les voies de la prospérité », sans dire que ce livre blanc trace le chemin de la prospérité pour ceux qui sont déjà prospères.

Pour Smokey Thomas, le président du SEFPO, le plan de Hudak est le « chemin de la ruine ». C'est le chemin de nulle part pour la classe moyenne actuelle et ceux et celles qui espèrent atteindre un jour ce niveau économique.

Il n'est pas difficile de comprendre que le plan de Hudak vise à protéger ses copains et sociétés déjà bien nantis. Ceux-là mêmes qui exploitent la main-d'œuvre ontarienne, déjà au bord d'une falaise économique. Pour moi, le plan de Hudak, c'est la solution du 1 pour cent – un plan politique dopé aux stéroïdes, conçu pour creuser encore davantage l'écart salarial.

Le plan de Hudak est fondé sur les théories discréditées de Milton Friedman et de l'école économique de Chicago, des théories à la base des actions économiques de Ronald Reagan, Margaret Thatcher, Augusto Pinochet et autres de la même trempe. Ces théories sont fondées sur l'austérité, des allègements fiscaux pour les riches et un rôle gouvernemental lui aussi allégé.

Approfondissons. Tout d'abord, les allègements fiscaux pour les riches. Pourquoi? Avec Hudak, les riches resteront riches. Hudak pense qu'avec cet argent, les riches créeront de bons emplois bien rémunérés pour le reste d'entre nous. Pour Hudak, c'est un autre exemple de la théorie des « miettes »! Tombe, tombe, tombe!

Deuxième mesure critique prise par Hudak, sa déclaration de guerre contre les organisations syndicales. Hudak estime que le mouvement syndical est un boulet pour l'économie. Comment les riches peuvent-ils être riches si les syndicats les forcent à partager leurs richesses avec les travailleurs qui fabriquent ces richesses?

La solution, soit la proposition de « droit au travail » de Hudak, qui, vraiment, favorise les évasions fiscales, vise à promouvoir la destruction des organisations syndicales. Pour Hudak, l'argent c'est le pouvoir. Si les syndicats n'ont pas d'argent, ils perdent leur pouvoir. Tandis que cette approche sous-estime la volonté collective d'individus qui continueront d'exiger justice et équité, pour être efficace, une campagne de justice sociale a besoin d'assises financières solides.

Troisièmement, Hudak veut éliminer les « tracasseries administratives ». Il dit que la réglementation gouvernementale tue les emplois.

Nous savons que c'est faux! Le manque de surveillance est ce qui les tue. Walkerton et la listériose dans les viandes de la société Aliments Maple Leaf en sont la preuve. Une réglementation plus musclée aurait permis d’éviter ces deux catastrophes.

Hudak estime que les inspecteurs freinent la productivité dans le secteur privé. Qu'on peut compter sur les entreprises privées pour faire ce qu'il faut. (Le fait que les inspecteurs sont généralement syndiqués irrite également Hudak.)

C'est pourquoi les combines de Hudak ne me surprennent pas. Ce qui me surprend vraiment, par contre, c'est la mémoire courte et sélective de nombreux membres du public.

On ne peut pas juste blâmer le public pour une mémoire courte. Les médias corporatifs jouent un rôle énorme en effaçant des éléments clés de la vérité. Un bon exemple est notre mémoire partielle du gouvernement NPD de l'Ontario. Grâce au message des médias corporatifs, bien des gens roulent les yeux lorsqu'ils entendent parler des années Bob Rae.

Et pourtant, personne ne semble se souvenir de ce qui a précédé ce gouvernement. Le gouvernement Peterson précédent avait arrogamment déclenché des élections anticipées en plein milieu du scandale Patti Star. Et ce n'est qu'une des erreurs commises par ce gouvernement. Ça vous dit quelque chose?

Après ça, il y a eu l'ère Harris. Pensez-y… c'était l'époque où l'on comparait les infirmières à des cerceaux, l'eau était dangereuse à boire, les conseillers ruinaient les contribuables sans preuves réelles de leur utilité, la police attaquait des manifestants paisibles et Dudley George se faisait assassiner.

Et qu'est-ce que cela a donné en Ontario (après le mandat des conservateurs)? Simple, un déficit de 6 milliards de dollars et une province méconnaissable.

Et puis, ce fut au tour de Dalton McGuinty de prendre le pouvoir. Tandis que les travailleurs payaient les frais des gaffes du gouvernement, les banquiers tiraient les ficelles. Le gouvernement McGuinty nous a laissés avec des promesses trahies, des scandales et la gabegie.

Et après ça? Nous faudra-t-il supporter le plan de Hudak? J'espère bien que non!

Nous devons dire non à un plan qui va tout simplement détruire les travailleurs du secteur public; bloquer les salaires; tuer les syndicats et permettre aux grandes sociétés de mettre les deux pattes dans l'assiette du beurre.

Nous nous devons de promouvoir une meilleure voie pour l'avenir. Investir dans l'éducation; promouvoir la formation; et encourager les gains de productivité grâce à la recherche et à la technologie. Mettre en place des mesures qui inciteront les grandes sociétés à libérer tout cet « argent mort » empilé dans des coffres ici et à l'étranger. Exiger des comptes. Travailler de nouveau ensemble.

Accorder une augmentation aux travailleurs afin qu'ils deviennent de meilleurs consommateurs. Reconnaître que des syndicats puissants et une classe moyenne forte et dynamique sont des alliés, pas des ennemis.

Le chemin de la prospérité doit être un chemin très fréquenté; sans péages et sans traitement de faveur pour ceux qui ont tous les moyens. Ce chemin doit être un chemin que tous les Ontariens et toutes les Ontariennes peuvent emprunter.

Et ce chemin ne devrait pas croiser la voie de Hudak.

Quand je pense Hudak, je pense fiasco. Songez seulement à la privatisation de l'autoroute 407, qui a permis aux riches acolytes de Hudak de se graisser les pattes alors que des gens comme vous et moi restaient coincés dans les embouteillages.

C'est la façon des conservateurs. C'est ce que j'appelle une économie de destruction. C'est la solution du 1 pour cent, qui ne permettra certes pas de rebâtir l'économie ontarienne.

Solidairement,

Eddy

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