Skip to content

Enfin l'été... l'heure des bulletins de fin d'année a sonné

Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Nous y voici à nouveau, et ce n'est pas trop tôt. Vive l'été! Il est temps de se reposer, de prendre un peu de recul et de profiter des belles températures.

L'heure de la remise des bulletins de fin d'année a sonné. Et le temps des évaluations du travail effectué pendant l'année est lui aussi arrivé.

Le SEFPO a récemment été soumis à l'examen formel de son effectif et je suis touché par le soutien et la confiance dont on a fait preuve à mon égard.

Je n'oublierai jamais l'honneur de ce deuxième mandat que l'on m'a accordé dans le cadre de notre Congrès 2013, aux côtés de notre président, Smokey Thomas.

Je suis fier de dire que, grâce au travail acharné de nos militants, de nos dirigeants et de notre personnel, notre syndicat a le vent dans les voiles.

Malheureusement, tout n'est pas rose.

Une analyse rapide des trois niveaux politiques – municipal, provincial et fédéral – montre clairement ce qui se passe lorsque la gourmandise règne en maître.

Au niveau fédéral, le Bureau du premier ministre se trouve face à son plus grand scandale depuis le désastre des commandites du gouvernement libéral. Comme si ce n'était pas assez que des sénateurs nommés par les conservateurs s'engraissent sur le dos du public, il faut encore qu'ils cherchent à justifier un chèque au montant de 90 000 $ du chef de cabinet du premier ministre en le faisant passer pour un geste personnel de bonne foi! Non, mais vous voulez rire?  Hé oui, c'est ce qui arrive lorsque la démocratie est diluée par de gros intérêts financiers.

M. Harper, je vous donne un « f »!

Au niveau provincial, en dépit des efforts de notre nouvelle première ministre à se distancier de son prédécesseur, il est clair que les soupçons continuent de peser lourd sur le Parti libéral de l'Ontario. Des paiements de plus de 500 millions de dollars pour fermer des centrales électriques, pour rien de plus que quelques sièges libéraux, la suppression de courriels et un ancien chef resté bouche cousue jusqu'au bout ont mis à rude épreuve la capacité du public à faire confiance à nos politiciens, quels qu'ils soient.

Pour démontrer ma bonne volonté à l'égard de notre nouvelle première ministre, je donne un « d » aux libéraux.

Au niveau municipal, au-delà de nos soucis avec le maire de Toronto, accusé de fumer du crack en compagnie de mafiosos, on va à Montréal, où deux maires démissionnent en l'espace de sept mois. Ajoutons à cela le maire de Laval, accusé de « gangstérisme », et un autre maire, à London, Ontario, qui fait l'objet d'une enquête… inutile de vous faire un dessin.

Comment noter cette poignée de dirigeants municipaux? On ne peut que les mettre en retenue!

Et qui paie la note? Vous et moi.

Ces impôts gaspillés auraient dû servir à améliorer la qualité des services publics. Aux premières lignes, là où ils devraient être. Mais ce n'est pas ainsi que les choses se sont passées, et ce, parce que nous avons collectivement décidé que notre gouvernement devrait être dirigé comme une entreprise. Et c'est ce qui est arrivé. Nous sommes témoins des résultats maintenant.

Transparence? Qui en a besoin?

Reddition de comptes? Rien que des belles paroles.

Démocratie? Peut-être la plus grosse perte que nous enregistrions aujourd'hui au sein du gouvernement.

Malheureusement, les médias et la droite prennent trop souvent le gaspillage des fonds publics pour du gaspillage gouvernemental. Et on se sert de cette notion erronée pour couper encore davantage dans les services gouvernementaux.

Dans le monde d'aujourd'hui de capsules sonores de cinq secondes, nous devons nous garder de ce genre d'attaque.  Nous devons constamment rappeler aux gens que ce ne sont pas les travailleurs du secteur public et leurs syndicats qui ont utilisé des fonds publics à mauvais escient; que c'est la classe élue qui l’a fait.

Mais comme à toute chose malheur est bon. Une politicienne s'est toutefois élevée au-dessus de la mêlée pour travailler au nom des travailleurs et des personnes qui veulent se joindre à eux.

Andrea Horwath, la chef du NPD, a demandé des comptes au gouvernement Wynne. En imposant un accord sur le budget, elle a accompli deux choses.

Tout d'abord, elle a établi l'ordre du jour du changement social. Elle a clairement fait valoir que les réductions d'impôts pour les riches aident exactement ceux qui les reçoivent, les riches, et personne d'autre.

Et elle a souligné que les jeunes sont laissés de côté dans l'économie actuelle tandis que nos parents âgés sont laissés à eux-mêmes.

Plus important encore, sa détermination à faire en sorte que l'Assemblée législative fonctionne a forcé les questions difficiles auxquelles les libéraux font désormais face. Des élections précipitées auraient fermé le livre sur le scandale des centrales électriques. Nous ne serions jamais allés au fond des choses dans ce cafouillis d'un demi milliard de dollars.

Pour son courage et son engagement, c'est un « a » que je donne à Horwath.

Quant à Tim Hudak et à ses acolytes conservateurs rétrogrades, ainsi qu'à Randy Hillier, l'anti-syndicaliste, ils feraient mieux de laisser tomber leurs livres blancs et de hisser le drapeau blanc. C'est officiellement une plaisanterie. Et 70 pour cent des Ontariens le savent.

Il n'existe aucune note assez basse pour Hudak, mais permettez-moi de dire ceci : si mon fils ou ma fille me rapportait le genre de bulletin qu'il mérite, l'été serait long et chaud, avec de nombreuses soirées au lit de bonne heure et la confiscation des clés de la voiture.

Ce qui m'amène à mon dernier point. Profitez bien de l'été! Enveloppez-vous de votre famille et de vos amis, et quand vos enfants vous ramènent leur bulletin, n'oubliez pas que ça pourrait toujours être pire. Ils pourraient être premier ministre de la province ou du pays, ou même maire de la ville.

Nous sommes tombés bien bas. Oh Canada!

Solidairement,
Eddy

Tous les messages du vice-président/trésorier de 2011 à aujourd'hui