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L’argent de nos membres est précieux

OPSEU Vice President Eddy Almeida
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Nous avons survécu à un an et demi du gouvernement du premier ministre Doug Ford et je ne pense pas avoir besoin de vous dire que nous n’avons pas fini de nous battre.

Aussi effarantes que bien des actions des conservateurs ont été jusque-là, j’ai l’impression qu’on peut s’attendre à encore pire. J’y reviendrai dans une minute.

J’ai passé les deux derniers mois à travailler sur le budget du SEFPO pour cette année. Ce fut un véritable défi; nous nous trouvons face à un déficit de l’ordre de 3 millions de dollars.

Une ou deux choses m’ont frappé alors que je vérifiais les livres. La première est que le SEFPO ne dispose pas de ressources inépuisables.

Nos revenus tournent autour des 100 millions de dollars. Le montant semble élevé, mais vous seriez surpris de la vitesse à laquelle cet argent disparaît.

La deuxième chose que j’ai remarquée, c’est la façon dont certaines personnes sont disposées à desserrer les cordons d’une bourse qui ne leur appartient pas. 

Par exemple, une petite minorité de personnes dans ce syndicat ont demandé qu’on fasse une exception à la politique concernant le partage des chambres d’hôtel, dans le cadre des conférences. On nous a même demandé de ne pas tenir compte de notre politique qui dit que le SEFPO ne paie pas les chambres d’hôtel des membres qui vivent à moins de 60 kilomètres de l’endroit d’une conférence. Ce sont vous, nos membres, qui ont voté sur ces politiques au Congrès.

J’ai aussi remarqué un nombre toujours plus important de demandes de congé sans perte de salaire pour des activités syndicales auxquelles les membres avaient traditionnellement l’habitude de se porter bénévoles.

À l’époque de Mike Harris, dans le cadre des rassemblements ou autres activités, les membres participaient dans leur temps libre et ne s’attendaient pas à être payé. Demandez-le à n’importe quel membre actif dans les années 90.

J’aimerais également rappeler très gentiment au syndicat qui représente le personnel du SEFPO de prendre un peu de recul une fois de temps en temps. Je suis tout à fait en faveur des syndicats qui défendent leurs membres, mais il faut savoir trouver le juste équilibre.

Je vous demande de vous souvenir que l’argent de votre employeur n’appartient pas à votre employeur mais aux membres du SEFPO.

Toutes ces choses coûtent de l’argent, et ces coûts s’additionnent très rapidement, et avant même de s’en apercevoir, le SEFPO enregistre un déficit important, comme nous l’avons à quelques reprises dans le passé.

Nous avons de grosses dépenses à engager dans les deux prochaines années et demie.
On peut s’attendre à payer cher notre contestation judiciaire du projet de loi 124 sur le plafonnement des salaires; M. Ford se battra sans relâche vu que l’argent qu’il dépense n’est pas le sien et que c’est celui des contribuables ontariens.

La plupart de nos contrats les plus importants viennent à échéance l’an prochain et les négociations commenceront cette année; ce qui veut dire que les factures vont commencer à s’empiler rapidement.

Nous voulons aussi continuer de grandir en tant que syndicat et pour cela, nous devons investir dans de nouvelles sections locales qui, à leur tour, contribueront à notre force. Et avec un premier ministre comme Doug Ford qui donne le ton, les coûts liés à l’application de nos conventions collectives ne manqueront pas d’augmenter.

Avec ces dépenses importantes à l’esprit, nous devons dépenser plus intelligemment et sur les choses que nous savons être efficaces. Prenez les journées de lobbying à Queen’s Park par exemple. Si nous n’y rencontrons pas des députés provinciaux du gouvernement, c’est de l’argent jeté par les fenêtres.

Tandis que nous nous battons contre le programme de Doug Ford, nous devons éviter de nous éparpiller et adopter des méthodes ciblées éprouvées. Sinon, nous perdons notre temps et votre argent.

Nous devons rester unis et continuer de fixer notre attention sur le gouvernement et les employeurs qu’il finance. Il arrive que nous devions refuser une dépense qui déborde de cette réalité.

Le SEFPO n’est pas seulement notre syndicat, il appartient aussi aux dizaines de milliers de membres qui ont fait des sacrifices dans le passé et à ceux qui auront besoin de nous dans les prochaines décennies.

Hier, aujourd’hui et demain.

Solidairement,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier du SEFPO
@OPSEUEddy

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