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L'Ontario est plus riche que jamais

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Chers amis,

Eh oui, c'est officiel : l'Ontario est plus riche que jamais.

Le mois dernier, le ministère des Finances a publié ses chiffres définitifs sur l'économie provinciale en 2014. Comme on s'y attendait, Le produit intérieur brut (PIB) de l'Ontario est plus grand qu'il ne l'a jamais été. Mais ce qu'on a omis de dire, c'est que : l'économie ontarienne, par personne, n'a jamais été en si santé.

Nous sommes vraiment plus riches que nous le pensions, pour reprendre un slogan de la Banque Scotia.

Toutefois, à en croire les dires de notre première ministre Kathleen Wynne, on pourrait penser que l'économie entière est prête à s'effondrer. Ce n'est pas le cas. La croissance économique actuelle n'est peut-être pas aussi rapide qu'elle l'a été, mais même en tenant compte de l'inflation, les Ontariens achètent et vendent plus chaque jour qu'ils ne l'ont jamais fait.

Alors, pourquoi les coffres du gouvernement sont-ils vides?

Ce n'est pas parce qu'il dépense trop. Comme Madame Wynne aime se vanter, l'Ontario dépense moins par personne que toute autre province au Canada. 

Alors, quel est le problème? Si l'économie n'a jamais été en meilleure santé, où va tout cet argent?

Certes pas dans les poches des travailleurs, on le sait. Pour la plupart, les emplois d'aujourd'hui ne sont pas beaucoup mieux rémunérés qu'ils ne l'étaient il y a 20 ans. De plus en plus d'emplois sont des emplois temporaires à temps partiel ou occasionnels qui ne paient pas assez pour nous permettre de vivre décemment. Et la plupart d'entre nous nous sommes endettés juste pour joindre les deux bouts.

Ainsi, si les travailleurs sont sans le sou et les coffres du gouvernement sont vides, où a passé tout cet argent?

Il n'y a qu'un seul endroit où chercher : les profits des sociétés.

Tel que l'a rapporté la CIBC, les profits des sociétés canadiennes ont atteint leur plus haut niveau en 27 ans.

Nous avons beaucoup d'argent dans cette province.

Mais plutôt que d'exiger de ces sociétés rentables de commencer à augmenter les salaires et à payer leur juste part d'impôts pour couvrir le coût des services publics dont nous dépendons tous, Kathleen Wynne leur dit, « Là, allez-y, puisez! ».

Pour ne citer qu'un seul exemple, les réductions de l'impôt sur le revenu des sociétés sous le régime libéral ont coûté plus de 9 milliards de dollars au gouvernement provincial depuis leur mise en place, en 2010. Mais au lieu de restaurer les taux d'imposition des sociétés au niveau où ils se trouvaient, Wynne veut vendre une part majoritaire de la compagnie Hydro One. La vente rapportera environ 9 milliards de dollars, a-t-elle dit.

En d'autres termes, si nous n'avions pas accordé de réductions d'impôts aux banques et autres sociétés rentables, nous aurions déjà les 9 milliards de dollars que Wynne veut recueillir – et nous ne parlerions certes pas de vendre les bijoux de la Couronne.

Nous allons observer de nombreux conflits de travail dans le secteur public en Ontario dans les semaines et les mois à venir. Et c'est normal. La notion que la province doive empiéter sur les salaires des travailleurs du secteur public pour couvrir les dépenses des transports en commun ou réduire le déficit, est absurde. Ce qu'on nous demande vraiment de faire est de gonfler les profits et les revenus d'individus qui ont déjà tant d'argent qu'ils ne savent plus quoi en faire.

Mais nous n'avons pas à accepter la situation. Parce qu'en tant que province, nous sommes vraiment plus riches qu'ils ne veulent nous le faire croire.

Solidairement,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier,
Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario

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