L'Ontario a besoin d'un Bernie Sanders

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Chers amis,

Nous avons besoin d’autres politiciens comme Bernie Sanders.

« Le changement, le véritable changement, ne vient jamais d’en haut », a récemment déclaré Bernie Sanders, sénateur du Vermont, âgé de 74 ans. « Il vient toujours du bas. Et la classe moyenne ne peut grandir si le mouvement syndical ne se développe pas. »

Ici en Ontario, nos dirigeants ne parlent guère des syndicats. Et ce qu’il y a de sûr, c’est qu’ils ne nous disent pas à quoi ressembleraient les choses si nous n’étions pas là.

Les patrons seraient encore plus riches. Les travailleurs encore plus pauvres. Et la classe moyenne disparaîtrait.

Je n’entends aucun politicien dire que nous devons édifier les syndicats pour augmenter les salaires. Il me semble que même les politiciens qui se disent « progressistes » considèrent les bons salaires comme une tare pour la société, plutôt que comme un avantage.

Ces politiciens sont sous l’emprise des grands patrons.

Le fait est que sans bons salaires et avantages sociaux, nous ne pouvons vivre décemment, élever nos familles comme nous devrions le faire et prendre notre retraite en toute dignité. Nous en avons tous et toutes besoin.

Mais les bons salaires et avantages sociaux ne viennent certainement pas de la générosité des grands patrons. Dans notre économie capitaliste, les employeurs paient aussi peu que possible. C’est pourquoi nous avons besoin des syndicats; ils nous permettent de renforcer notre pouvoir de négociation. C’est comme ça qu’on « fabrique » de bons emplois. C’est comme ça qu’on « fabrique » la classe moyenne.

En Ontario, le pourcentage de travailleurs syndiqués a passé de 31 pour cent en 1997 à 27 pour cent en 2015. De plus en plus de gens ont des emplois mal rémunérés. Pourtant, dans un même temps, les 100 PDG les mieux payés au Canada gagnent en moyenne 9 millions de dollars par année.

La classe moyenne rétrécit de plus en plus. Les salaires sont gelés. L’endettement des ménages augmente. Les enfants adultes ne peuvent se permettre de quitter le nid parental.

L’inégalité des revenus est encore bien pire aux États-Unis, où seulement 11 % des travailleurs sont syndiqués. C’est peut-être pour cela que Bernie Sanders avance si bien sur le chemin de la Maison Blanche.

Contrairement à ses adversaires, Bernie ne reçoit pas des millions de dollars en dons des gestionnaires de fonds de couverture : Bernie n'est pas à vendre.

« Quelque chose ne va pas lorsque nous avons à la fois, dans un pays, une prolifération de millionnaires et de milliardaires et des millions de gens qui travaillent plus d’heures que jamais pour des salaires de plus en plus bas, et un des taux de pauvreté infantile parmi les plus élevés dans les pays développés », a-t-il encore dit.

Monsieur Sanders a énoncé une position claire. Il est pro-syndicat; et mieux encore, c’est l’agent négociateur des 99 pour cent.

Ça me plairait énormément d’avoir un politicien comme lui en Ontario. Et je parie que je ne suis pas le seul à penser comme ça!

Solidairement,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier, SEFPO

Nota : les paroles de Monsieur Sanders sont traduites librement

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