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L’Ontario a besoin d’un budget audacieux

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Chers amis,

Ce mois-ci, le ministre des Finances commence à consulter les Ontariens en ce qui concerne le budget provincial 2016.

Un comité de l’Assemblée législative fera une tournée à travers la province pour recueillir des idées. Le ministre des Finances, Charles Sousa, en fera autant.  Le gouvernement a aussi créé une page Web portant le titre  Parlons budget : exprimez-vous, sur laquelle vous pouvez soumettre vos propres idées.

Ce devrait être un moment excitant. La préparation du budget est habituellement le moment d’imaginer ce à quoi notre province pourrait ressembler et ce que nous pourrions tous et toutes bâtir ensemble. Un bon budget transforme imagination en réalité.

Il est triste qu’à l’heure actuelle la préparation du budget soit une besogne si sinistre. Sous les libéraux, les six derniers budgets ont parlé de ce que nous ne pouvions pas faire et de ce que nous ne pouvions pas  nous permettre d’avoir.

Chaque année, on nous demande d’accepter moins et on finit avec des services inférieurs, des salaires plus bas et moins d’emplois. Et nous sommes censés nous satisfaire d’une économie qui vivote, pas tout à fait en récession, mais pas vraiment en croissance non plus.

L’économie n'a pas à fonctionner nécessairement de cette façon. Il fut un temps où l’Ontario était toujours à l’avant-garde, une province toujours croissante et toujours en quête d’améliorer les services publics. Et c’était ainsi parce que nous savions que : pour croître, il faut bâtir; et pour bâtir, il faut investir.

En 1961, l’Ontario s’enlisait dans une grave récession. Mais plutôt que de crier à la pauvreté, le ministre des Finances, James Allan avait adopté une approche différente.

« Je pense que vous serez d'accord qu'en ce moment », avait-il dit à l’Assemblée législative, « alors que le rythme de notre économie a ralenti – nous avons besoin de courage, de vision, d'un esprit d'entreprise et de mesures audacieuses. »

Monsieur Allan avait esquissé un plan pour bâtir et faire croître l’Ontario. Il réclamait de meilleures routes, de meilleures écoles et de meilleurs services publics pour améliorer la condition humaine.

Et il a eu le courage d’aller chercher les recettes nécessaires pour y parvenir. Monsieur Allan avait introduit une taxe de vente, la toute première en Ontario.

« Nous devons faire face à la réalité », qu’il disait. « Le programme que nous avons annoncé vise à promouvoir l'expansion et à augmenter l'emploi. Si nous renonçons aux recettes provenant de la taxe de vente, nous devons réduire nos services, nos travaux d'immobilisations et notre aide aux municipalités et aux conseils scolaires. »

Monsieur Allan ne voulait pas voir reculer l’Ontario. Il voulait nous voir avancer. Il voulait bâtir. Il voulait croître.

Avançons maintenant d’un demi siècle. Aujourd’hui, tandis que les coffres sont plus pleins que jamais en Ontario, notre gouvernement refuse de chercher les revenus nécessaires à la construction de nos services publics. Sur le plan des travaux publics, les libéraux continuent de soutirer de l’argent du contribuable pour le donner à des avocats de société, banquiers et entreprises de construction qui, comme par hasard, ont de profondes racines dans le parti libéral.

Certaines personnes s'enrichissent aux dépens du contribuable. C'est un fait. Et malgré tout cet argent qui circule, en tant que province, nous ne croissons pas, nous faisons du sur-place.

Pour le bien de tout l’Ontario, il est temps de remettre de l'argent dans les services publics. Au lieu de subventionner les grosses boîtes, pourquoi ne pas essayer de les taxer pour faire changement?

Notre ministre des Finances se vante que l'Ontario dépense moins par personne sur les services publics que toute autre province au Canada. Il n’y a vraiment pas de quoi se vanter! Nous devrions viser haut. Nous devrions chercher à avoir les services publics les mieux financés, pas les plus pauvres.

L’Ontario a besoin d’un nouveau budget audacieux. Ce mois-ci, disons-le au gouvernement.

Solidairement,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier, Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario

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