L'Ontario doit se faire vacciner

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Face aux vagues successives de ce cyclone qu’est la COVID, il n’est pas étonnant que de nombreuses personnes aient l’impression de faire du surplace juste pour survivre. Tandis que le nombre de cas d’infection au virus de la COVID et de ses variantes continue d’augmenter, il est devenu évident que les confinements et les restrictions ne peuvent nous maintenir à flot.

La meilleure chance de reprise en Ontario passe par nos bras. Si nous voulons revenir à des temps plus normaux, nous devons tous et toutes faire notre part.

Il ne fait aucun doute que les confinements et les fermetures d’urgence contribuent à amortir l’impact. Ils ont permis de sauver des vies et d’empêcher la saturation dans notre système de soins de santé. Il est aussi vrai qu’ils ont compromis nos moyens d’existence. Heureusement, les vaccins contre la COVID sont désormais distribués à travers la province et partout au Canada. Ces vaccins ouvrent la voie à la relance et, éventuellement, à notre prospérité. La santé de notre peuple et de notre économie dépend d’une distribution réussie.

Et avec des millions de doses de vaccin contre la COVID distribuées au Canada, nous pouvons enfin envisager des eaux plus calmes. Pourquoi alors reste-t-il des gens qui ne voient pas cela?

La réponse simple est le manque de confiance qui entraîne une pandémie secondaire appelée hésitation au vaccin, laquelle est très problématique et peut prolonger la crise.

Le problème est que nous n’avons pas de temps à perdre avec ça. Des vies et des moyens d’existence sont en jeu. C’est pourquoi il est essentiel de surmonter rapidement cette hésitation au vaccin. Mais pour le faire, il nous faut comprendre les raisons de cette hésitation. Il ne suffit pas de simplement rejeter les inquiétudes des gens.

Nous devons essayer de comprendre la raison de ce manque de confiance.

Naturellement, questions, confusion et scepticisme remontent à la surface dans des moments comme ceux-ci, certains même valides. Par exemple, Statistique Canada a rapporté que l’hésitation au vaccin est plus élevée chez les Noirs et dans certaines communautés racialisées. Il ne faut guère s’en étonner vu que d’énormes inégalités existent encore entre les races dans notre système de soins de santé. Ce n’est pas un maigre obstacle à surmonter.

Les communautés racialisées n’ont pas besoin qu’on les juge, elles ont besoin de soutien, comme l’accès à de l’information culturellement pertinente, de personnes en qui elles ont confiance et dans des lieux sûrs et fiables.

C’est pourquoi le leadership est important.

Les piliers de la communauté ont un rôle important à jouer pour soutenir la distribution du vaccin; pour gagner les cœurs et les esprits de ceux et celles qui cherchent conseils, idées et sagesse; et pour sauver des vies et des moyens d’existence.

En tant que premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, je promets de faire ma part. Dès que je serai admissible, je serai le premier dans la file d’attente à relever ma manche, prêt à recevoir le vaccin. Le pouvoir s’accompagne d’une grande responsabilité, et je prends la mienne très au sérieux.

Mais personne d’entre nous n’est seul. Avec plus de 180 000 membres dans notre famille syndicale, nous sommes une force à ne pas sous-estimer. Nos actions comptent et nous avons la force collective d’améliorer les communautés dans lesquelles nous vivons.

Nos actions font une différence. C’est pourquoi en tant que dirigeants au sein de notre syndicat et dans nos communautés, nous demandons à chacun et chacune des membres de l’OPSEU/SEFPO et à tous les travailleurs et travailleuses essentiels de première ligne de se faire vacciner, d’en parler à leurs concitoyens et de les encourager à prendre le vaccin eux aussi. Nous sommes dignes de confiance et nous devons élever nos voix pour le bien commun.

Ce n’est qu’en avançant tous et toutes dans la même direction que nous pourrons passer au travers de cette crise de la COVID. Il n’est pas facile non plus de s’y retrouver dans cette jungle de mésinformation. Toutefois, la science est plus complexe que les mèmes et anecdotes sur Internet.

Et elle est claire, les vaccins sauvent des vies.

Un vieux dicton anglais dit que la vérité se moque d’être remise en question, et qu’un mensonge n’aime pas être contesté.

Eh bien, mes amis, la vérité est de notre côté. Oui, on nous posera des questions, et nous devons y répondre; rencontrer les gens là où ils sont, avec gentillesse, patience et compréhension.

Notre meilleure chance de reprise passe par nos bras, mais pour y arriver, nous devons gagner des cœurs et des esprits. Ce n’est qu’ensemble que nous nous en sortirons.

Solidairement,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO
@OPSEUEddy
facebook.com/OPSEUEddy

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