Nous poursuivons notre travail et notre lutte

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Passés le seuil d'une nouvelle année, il est temps de passer en revue nos accomplissements et ce qu'il nous reste à faire. Plus on progresse et plus il nous reste à faire. Notre travail et notre lutte ne seront jamais achevés. 

Nous continuerons de négocier des conventions collectives qui soutiennent la qualité des services publics, un contrat à la fois. Tandis que les ententes dépourvues d'augmentations salariales sont désormais chose courante, le mouvement mondial vers un programme d'austérité  s'est momentanément arrêté. 

Pourquoi? Notre message réclamant l'équité fiscale et la redistribution des revenus fait désormais partie intégrante du débat public. Les sondages montrent que nous avons frappé juste en défendant des services publics de qualité contre les dangers de la privatisation. Les Ontariens le comprennent de plus en plus.

Les grandes sociétés n'ont pas leur place dans les services fournis par le gouvernement. Le gouvernement n'est pas une entreprise. 

Et ça ne fait pas de mal que l'avidité des entreprises nous aide à le prouver. Les efforts d'organisations comme le SEFPO ont permis de diriger la colère du public sur la bonne cible. Dans l'économie, ce n'est pas les 99 pour cent qu'il faut viser, c'est les 1 pour cent. Bientôt les 1 pour cent au haut de l'échelle salariale devront suivre leurs propres conseils et « en faire plus avec moins ».  

Il faut du temps pour changer. Au cours des deux dernières décennies, la droite s'est servie des médias pour convaincre les gens que s'ils étaient plus productifs, travaillaient plus fort, assumaient une responsabilité  personnelle, renonçaient à leurs droits et se prosternaient à  l'autel des grandes entreprises, ces « créateurs d'emplois » nous conduiraient sur la voie de la prospérité.   

Cette stratégie du puissamment riche était géniale. Des salaires moins élevés, une demande réduite en salaires futurs et la création d'une inflation artificielle au moyen d'un crédit à bon marché. Pensez-y. Tous ces bénéfices des sociétés et ces salaires à six chiffres dont se prévalent les PDG sortent de nos poches, de nos capitaux propres et de notre avenir. C'est pourquoi les banques et les grandes entreprises enregistrent des profits records. C'est pourquoi l'argent des contribuables a couvert l'éventuel Armageddon causé par une économie financée par le crédit plutôt que par de vrais salaires.  

Mais tout n'est pas perdu. Nous nous sommes battus et le paysage commence à changer. Il reste tant à faire. 

Et ça commence avec une élection provinciale très bientôt.  

Les libéraux provinciaux se sont empêtrés dans un cordon de mauvaise gestion. Un parfum de corruption les enveloppe. Ils s'apprêtent à  élire notre première Première ministre. Il est clair que la droite libérale fait tout pour promouvoir Sandra Pupatello. Elle parlera de ses alliés syndicaux mais, en fin de compte, elle fera tout ce que ses collègues de la communauté financière lui diront.  

Entre temps, Tim Hudak, le chef du parti conservateur, cherche à  reconsolider sa puissance en professant d'autres absurdités de droite qui ne font que nuire à ceux qui souffrent déjà. Ils forment une proie facile, vu qu'ils n'auraient jamais voté pour lui de toute façon. Son programme est simple. Détruire les syndicats, marginaliser et stigmatiser les pauvres et tout donner aux grandes entreprises.

Malgré des preuves indéniables que la théorie économique du ruissellement ne fait rien de plus qu'enrichir les riches, Hudak s'engage à réduire les recettes du gouvernement et à remplir les poches des grandes entreprises – toutes trop heureuses de transférer ces dollars dans les poches mêmes de leurs actionnaires et PDG plutôt que dans leur croissance. Avec ça, l'infrastructure communautaire et les services publics manquent cruellement de fonds. Pour Hudak et ses acolytes conservateurs, cela signifie : mission accomplie.  

Les grandes entreprises et les riches ne créent pas d'emplois – ce sont les travailleurs qui le font. Les salaires, les avantages sociaux et la sécurité d'emploi influencent les dépenses de consommation. Pour bloquer les autres options, le crédit individuel a également atteint ses limites. Des travailleurs pauvres ne sont certainement pas pressés de dépenser.  

Mais il y a des raisons d'espérer. Les grandes entreprises devront éventuellement céder aux besoins du peuple. Elles sont obligées de le faire vu que leur richesse et leur croissance individuelles dépendent de nous. Les jours de la course vers l'abîme pour stimuler le soutien des entreprises arrivent à leur fin. La course fut bonne pour elles, mais la roue tourne.

Le SEFPO a joué un rôle crucial dans cette période de changement.  

Les valeurs fondamentales de la démocratie, nos votes et notre soutien, sont indispensables au changement. Si des élections ont lieu ce printemps, nous serons là, prêts à soutenir tous nos membres et le bien de nos communautés. Le choix est clair.

D'un côté, les conservateurs, un parti à la dérive, guidé  par un chef impitoyable, fixé sur une époque droitiste dépassée que la majorité des Ontariens préféreraient oublier. Ou les libéraux, un parti lui aussi sans gouvernail, prêt à faire et à dire n'importe quoi pour ne pas perdre le pouvoir et poursuivre son règne de mauvaise gestion. 

De l'autre côté, une nouvelle option – un parti et un chef qui comprennent qu'en dépit de défis énormes, personne ne devrait être laissé  pour compte dans une société civile. Ce parti, c'est le NPD.  

La course à la chefferie promet d'être excitante. Je me réjouis de travailler avec chacun et chacune de vous en vue de créer un Ontario dont nous pouvons tous et toutes être fiers. 

Solidairement,

Eddy

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