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Pauvres ou fauchés?

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Chers amis,

Si on s'attarde sur la façon dont le gouvernement de l'Ontario coupe et recoupe ces temps-ci, on pourrait croire que nous sommes pauvres.

Mais ce n'est pas le cas. Fauchés, oui, peut-être. Mais certainement pas pauvres.

La différence? Et bien, quand j'étais jeune, on m'a appris qu'on était pauvre quand on n'avait pas assez d'argent pour vivre; une personne pauvre doit choisir entre régler sa note d'électricité et nourrir sa famille. Être fauché, c'est autre chose. On est fauché quand on gagne assez d'argent, mais qu'on le dépense aux mauvais endroits.

À titre de trésorier du SEFPO, c'est comme ça que je vois le gouvernement libéral actuel de l'Ontario.

Nous avons beaucoup d'argent dans cette province. En dépit de la dernière récession, la taille de l'économie (PIB) atteindra bientôt un nouveau record. Mais si notre province est riche, alors pourquoi notre gouvernement est-il pauvre?

Il ne l'est pas. Il est juste fauché.

Ces libéraux, comme les conservateurs avant eux, ne peuvent tout simplement pas arrêter de jeter l'argent par les fenêtres, et ce n'est définitivement pas pour nous aider à vivre mieux.

Depuis 1995, ces deux partis ont pillé le trésor public en accordant des réductions d'impôts massives aux grandes entreprises et aux riches. Et ils n'ont rien demandé d'autre que de privatiser les services publics même lorsqu'un secteur public bien géré peut faire le travail mieux et moins cher tout en protégeant les bons emplois.

Si ce gouvernement libéral est fauché, il n'a que lui à blâmer.

Peut-être que son idée de la réussite n'est pas la bonne. D'après moi, il est évident que pour ce gouvernement, la réussite de notre société est déterminée par les profits de ses grandes sociétés. Si les quelques-uns en haut de l'échelle vont bien, alors nous allons tous bien, non?

Non! L'Ontario dans lequel nous vivons aujourd'hui est de plus en plus inéquitable. Tandis que les profits des entreprises montent en flèche et les salaires des meilleurs PDG s'arrondissent à 8 millions de dollars par année, 28 % de la main-d'œuvre vivote tant bien que mal avec 14,25 $ de l'heure ou moins.

Nous n'arriverons jamais à renforcer l'Ontario en pensant que le travail d'une personne vaut des centaines de fois plus que le travail d'une autre personne. Pour rétablir la situation, nous avons besoin d'un gouvernement solide, imputable et bien financé qui a les intérêts de tous les citoyens à cœur. C'est la première étape vers le rééquilibrage de notre province et la création d'une société qui réussisse vraiment.

Parce que nous ne sommes pas pauvres. Et nous n'avons certes pas à être fauchés.

En toute solidarité,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier, SEFPO

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