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Emplois précaires : du travail de funambules...

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Chers amis,

En ce moment, l’Ontario compte beaucoup trop de mauvais emplois.

Des emplois avec des salaires bas. Des emplois sans avantages sociaux. Des emplois à temps partiel qui ne permettent pas de joindre les deux bouts. Et des emplois sans sécurité, que nous ne sommes pas sûrs d’avoir encore demain ou le mois prochain.

C’est ce qu’on s’est mis à appeler des emplois « précaires ». Le terme est approprié. Parce que pour de nombreux Ontariens, aller au travail, c’est un peu comme marcher sur une corde raide. On essaie de garder l’équilibre entre le travail et le reste de nos vies, mais un faux pas suffit pour tomber tomber tomber.

Et lorsqu’on tombe, on ne peut même pas se fier au filet de sécurité social, qui n'est souvent pas assez solide pour nous retenir. En Ontario, la majorité des chômeurs ne reçoivent aucune prestation d'assurance-emploi. Avec un emploi précaire, c'est impossible! Ils ne travaillent pas assez d’heures ou de semaines pour se qualifier. Sans famille et sans amis, ces gens n’auraient nulle part où vivre.

Malgré tout ça, les « travailleurs précaires » ne baissent pas les bras; ils améliorent leurs compétences, vont d’un emploi à temps partiel à l’autre en autobus ou acceptent des emplois temporaires dans l'espoir d’être embauchés à temps plein.

La situation est ridicule. Comme je l’ai déjà mentionné, nous avons beaucoup d'argent dans cette province. Mais cet argent n'est tout simplement pas là pour les travailleurs.

Les employeurs ont l’argent pour créer des emplois pour tout le monde. Mais ils préfèrent ne pas le faire. Parce que des emplois à salaires bas, sans avantages sociaux et offrant peu d’heures à des millions de personnes au bas de l’échelle économique veut dire champagne et caviar pour les milliers d’autres au haut de l’échelle.

La situation doit changer. L’économie concerne tout le monde, pas juste pour quelques privilégiés.

Heureusement, les travailleurs se battent.

Au SEFPO, nous travaillons d'arrache-pied pour organiser les travailleurs à temps partiel des collèges, éliminer les réductions salariales pour les femmes et veiller à la sécurité des milieux de travail. Nous demandons au gouvernement de relever les normes d’emploi et de faciliter la syndicalisation des travailleurs.

À Toronto, le Urban Workers Project défend les intérêts des travailleurs dans cette nouvelle économie de « jobs » temporaires.

Le Workers’ Action Centre aide à faire avancer la campagne « 15 $ et la justice » pour exiger que l’Ontario rattrape des états comme la Californie et New York. Dans ces deux états, le salaire minimum va passer à 15 $ de l’heure au cours des cinq prochaines années, et on parle ici de 15 $ US!

Rien de cela n’est arrivé au hasard. C’est arrivé parce que des gens sont intervenus.

En tant que syndicalistes, nous devons nous rappeler de ça. Et en tant que membres de la communauté, nous devons nous tenir aux côtés de nos concitoyens, tout aussi préoccupés que nous par l'avenir des emplois, pour améliorer les emplois pour tout le monde.

Parce que travailler ne devrait pas être associé à une corde raide. Ce devrait être un pont vers une vie meilleure.

Solidairement,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier, Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario

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