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La Fédération des contribuables et la première ministre aux antipodes

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La Fédération canadienne des contribuables revient à la charge. Apparemment, elle apprécie peu les subventions gouvernementales, même lorsque celles-ci vont à des entreprises qui créent des emplois. Elle veut des réductions d'impôts semble-t-il.

La fédération est en colère parce que le gouvernement fédéral a décidé de prêter 59 millions de dollars à Toyota et que l'Ontario lui en donnera 42,1 millions. Même si je ne suis pas un fan des emplois non syndiqués, l'argent sera utilisé pour investir dans des usines à Cambridge et Woodstock, un investissement prévu de 421 millions de dollars.

Selon la fédération, aider Toyota est une mauvaise idée. On ne s'étonne pas lorsqu'on sait que la fédération n'a qu'une seule solution pour stimuler l'économie et créer des emplois, celle de réduire les impôts, réduire les impôts et réduire les impôts encore davantage. Mais une telle stratégie ne contribuera pas à nous donner la société à laquelle la plupart d'entre nous aspirons en Ontario. Nous voulons de bons hôpitaux et de bonnes écoles. Et nous voulons un gouvernement efficace et intelligent, dirigé par des fonctionnaires qualifiés. Ce n'est pas en réduisant les impôts qu'on y arrive.

De nos jours, on ne peut avoir un secteur privé créateur d'emplois sain sans un secteur public sain. Les deux vont de pair.

Mais malgré cela, la fédération insiste pour dire que les subventions visant à créer des emplois sont mauvaises et que les réductions d'impôts sont bonnes. Si c'était vrai, nous aurions une des économies les plus saines au monde. Le taux d'imposition des sociétés au Canada est l'un des plus faibles parmi les pays industrialisés. Les taux d'imposition en Ontario sont parmi les plus bas en Amérique du Nord.

Alors, où sont les bons emplois? Un bon emploi donne au travailleur un salaire décent. Un bon emploi donne aux familles un sentiment de sécurité. Un bon emploi donne aux jeunes confiance en l'avenir. Mais au lieu d'une abondance de bons emplois en Ontario, on les voit de plus en plus rarement.

Notre première ministre Kathleen Wynne semble toujours trouver assez dans les coffres de la province pour aider des entreprises comme Toyota, mais prétend qu'ils sont vides lorsqu'il s'agit d'aider ses fonctionnaires.

Wynne pense qu'en attaquant les employés du gouvernement, elle aidera l'Ontario à redevenir prospère. Alors elle privatise les services gouvernementaux. Elle veut faire avec Hydro One ce que Mike Harris a fait avec la 407. La 407 ne fait plus partie de l'infrastructure ontarienne. C'est désormais une installation indécemment chère qui dessert le un pour cent en Ontario.

Le gouvernement s'en remet de plus en plus aux partenariats public-privé pour bâtir l'infrastructure nécessaire. Selon la vérificatrice générale de la province, de l'organisme de contrôle des contribuables, ces soi-disant P3 ont coûté aux contribuables ontariens plus de 8,2 milliards de dollars en dépenses supplémentaires.

Le gel des salaires dans le secteur public ne stimulera pas l'économie dans notre province. Avec des salaires gelés, les fonctionnaires sont moins en mesure d'acheter les biens et services produits par leurs collègues du secteur privé.

Le gouvernement Wynne a tort de mettre le châtiment des fonctionnaires au cœur de sa planification économique. Elle ne fait que faire du mal à tout le monde. 

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