Les temps changent!

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Bonjour les amis!

Le 6 septembre 2012 sera marqué dans l'histoire comme un tournant de la politique en Ontario. C'est aussi une étape décisive pour le mouvement de défense des travailleurs et de la classe moyenne contre les attaques sans relâche de la droite. Nous avions promis ce changement et nous avons tenu parole en mobilisant nos membres.

Et c'est ainsi qu'une leader politique dont la réputation repose sur la confiance, la décence et le dur labeur a pu gagner. Le NDP, avec Andrea Horwath à sa tête et Catherine Fife, candidate néo-démocrate locale, a passé de la dernière à la première place dans les récentes élections partielles de Kitchener-Waterloo (K-W). C'est un énorme changement dans une circonscription où les conservateurs règnent depuis plus de 20 ans. 

Lorsque le Comité d'action politique central (CAPC) a informé le Conseil exécutif du SEFPO, nous étions presque tous conscients de l'ampleur de la tâche qui nous attendait. Le Conseil a compris que le résultat de ces élections aurait un impact énorme sur nos membres. Nous avions l'occasion de faire bouger les choses en appuyant une candidate et un parti qui soutiennent les intérêts des membres du SEFPO.

Avec l'appel à la mobilisation de notre président Smokey Thomas, le soutien du Conseil et notre multitude de bénévoles, nous avons communiqué le message de l'insuffisance d'une politique de dissension. Les communautés de tout l'Ontario méritent mieux. Les travailleurs méritent mieux. Nous avons tous besoin d'un changement. Nous avons tous besoin d'un logis et d'un emploi, et nous voulons tous pouvoir croire en un avenir meilleur. C'est pourquoi K-W a choisi Andrea Horwath, Catherine Fife et le NPD le 6 septembre dernier.
 
Tout au long de la campagne, les actions des libéraux et des conservateurs m'ont choqué. Ils sont allés jusqu’à attaquer les enseignants, le droit à la négociation collective et les travailleurs. Dalton McGuinty à l'image de gros dur? Laissez-moi rire! Même Dwight Duncan brillait par son absence pendant la campagne électorale. En faillite morale, intellectuelle et idéologique, on les a relégués aux oubliettes. Comme c'est le cas des libéraux du fédéral, des libéraux du Québec et bientôt des libéraux de la Colombie-Britannique, cette attitude du « tout m'est dû » et les multiples déceptions ont détruit l'image de marque de leur parti. Ils sont les artisans de leur propre fin. Les gars, il est temps de passer votre chemin.

Et qu'en est-il des conservateurs? Tim Hudak et ses adeptes continuent de se plaindre des patrons syndicaux. Il a même accusé les syndicats d'avoir acheté l'élection. De qui parle-t-il vraiment? Quel amateur!

Non Tim. Les électeurs n'ont pas avalé vos petites crises de colère, caprices et mensonges sur les travailleurs et les syndicats qui, selon vous, tuent l'économie. Vous faites un excellent chef dans un parti qui se contente de discours creux parsemés de formules aguichantes. Vos arguments ne tiennent pas debout. Vous n'offrez aucune politique. C'est à votre genre de leader que les électeurs de K-W s'adressaient lorsqu'ils ont dit : « non merci ».

Voilà mon pronostic. Vous aurez bientôt une autre occasion de développer vos aptitudes à conduire une campagne grâce à Christine Elliott, la femme de Jim Flaherty, notre ministre fédéral des Finances, qui n'attend plus que de prendre votre place à la tête du parti conservateur de l'Ontario.

La politique publique actuelle est fondée sur les actions d'hommes comme Hudak et McGuinty. Leurs politiques donnent un répit aux banques et aux grandes entreprises en faisant porter le fardeau du déficit à de simples gens comme vous et moi. Il est évident que les banques et les grandes entreprises ne partagent pas les souffrances de simples citoyens. Il suffit de lire les pages financières de la plupart des journaux pour en avoir le cœur net.

Cependant, les temps changent maintenant. Nous sommes tous concernés et c'est en joignant nos forces que nous pourrons récupérer notre part de la prospérité. Les gens commencent à comprendre que ce sont les actions des libéraux et des conservateurs qui ont causé un système ligué contre nous. C'est simple, on ne peut pas faire confiance à des gens comme Hudak et McGuinty. 

Ainsi, à quoi pouvons-nous nous attendre? Premièrement, nous pouvons nous attendre à ce que la droite redouble de colère contre les travailleurs et les syndicats qui les représentent. Hudak et le député conservateur fédéral Pierre Poilièvre parlent de supprimer la formule Rand sur laquelle se fonde la législation actuelle sur le travail. S'ils s’acharnent là-dessus, nous relèverons le défi et nous nous battrons. Ce sera un combat comme on n'en a encore jamais vu.
 
Deuxièmement, nous pouvons nous attendre à des réactions draconiennes du gouvernement et des employeurs pendant les négociations collectives. Les libéraux et les conservateurs se soutiendront pour lutter contre le droit à la négociation collective. Le tournant politique dont ils sont témoins aujourd'hui les enrage. Et nous savons que lorsque des lâches se fâchent, ils recourent à des tactiques d'intimidation. Mais nous sommes prêts. Il leur suffira de lever le doigt et nous réagirons. Pour le SEFPO, ce n'est pas un phénomène nouveau.
 
Troisièmement, et plus important encore, le leadership et le pouvoir du SEFPO et des autres syndicats ne cesseront pas de croître. Nous nous adapterons et nous grandirons pour toujours mieux répondre aux attaques de la droite. Comme à K-W, les faits et le public seront de notre côté. Bill Clinton nous a donné la raison pour laquelle la droite échouera dans son discours à la Convention nationale démocratique… « Un mot suffit pour expliquer la raison de l'échec de leurs plans : arithmétique ».
 
Tout cela présage une période mouvementée et intéressante jusqu'au budget provincial 2013 du printemps prochain. Avec un gouvernement toujours minoritaire, ou bien les « conservatilibéraux » feront équipe ou bien nous aurons affaire à des élections générales. En cas d'élections, l'Ontario aura la chance d'élire un premier ministre qui défend l'ensemble du peuple plutôt qu'un premier ministre qui se complaît à faire du favoritisme.

Nous sommes membres d'un syndicat. Nous sommes fiers du travail que nous accomplissons. Nos convictions sont simples. Ce que nous voulons pour nous-mêmes, nous le voulons pour tous et pour toutes.

En toute solidarité,

Eddy

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