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Discours du Trône : Autres coupures en vue

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Chers amis,

S’il y a quoi que ce soit d’évident dans le Discours du Trône de ce mois à Queen’s Park, c’est cela : Les Ontariens aiment leurs services publics.

Pour la première fois depuis longtemps, la première ministre Kathleen Wynne et ses acolytes libéraux semblent le reconnaître. Dans le Discours du Trône, ils ont dit vouloir changer de cap. Ils n’ont pas exactement demandé pardon pour les mauvaises décisions prises jusqu’à date, mais ils ont dit qu’ils prêteraient davantage attention aux préoccupations des gens ordinaires.

Ils ont ainsi annoncé de nouvelles dépenses.

Ils ont dit qu’ils supprimeraient la TVH de notre note d’électricité.

Ils ont dit qu’ils ajouteraient des milliers de places en garderie.

Ils ont dit qu’ils aideraient les enfants à s’améliorer en mathématiques.

En soi, ce sont de bonnes choses. Mais quelque chose cloche dans tout ça.

Le fait est que ces nouvelles dépenses arrivent à un moment où le gouvernement coupe dans l’ensemble de ses dépenses. Cette année, les libéraux disent que le déficit budgétaire se montera à 4,3 milliards de dollars et ils s’attendent encore à l’éliminer entièrement d’ici à l’année prochaine. Les nouvelles dépenses annoncées le 12 septembre, soit un milliard de dollars par année pour réduire les notes d’électricité, presque autant que pour le plan sur la garde des enfants, seront ajoutés au déficit de l’année prochaine. Alors? D’où va venir tout cet argent (quelque 6 milliards de dollars)?

Certains commentateurs disent que les libéraux finiront bien par trouver des façons d’augmenter les taxes. D’autres disent qu’ils se contenteront d’emprunter de l'argent.

Deux solutions qui ne tiennent pas debout. Ce que les libéraux feront, c’est ce qu’ils font depuis six ans : couper dans les services publics.

Ils réduiront nos notes d’électricité et offriront de nouveaux services publics en coupant sur d’autres.

En ce qui concerne les services publics, les dépenses par personne en Ontario sont les plus faibles de toutes les provinces canadiennes. Nous n’avons vraiment pas besoin d’autres coupures au niveau des soins de santé, de l’éducation ou de tout autre service que les membres du SEFPO vous fournissent. Ce dont nous avons besoin est d’un gouvernement qui s’engage réellement à financer de manière décente tous nos services publics essentiels.

Parce que les Ontariens aiment leurs services publics. C’est leur gouvernement qu'ils aiment moins.

Solidairement,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier, Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario

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