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Pour nous préparer à l’avenir, il nous suffit de contempler le passé

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Une autre élection est passée et, avec elle, certains de nos plus grands espoirs et craintes les plus profondes se révèlent. Lorsque je discute avec les membres de ma famille, mes amis et nos membres, je constate qu’ils sont inquiets au sujet des changements à venir; ils craignent l’inconnu.

Et je comprends, le changement fait toujours peur. Je ne peux vous dire que ressentir, mais je peux affirmer que je n’ai pas peur de Doug Ford.

Pourquoi pas? Parce que le passé nous montre tout ce dont nous avons besoin pour préparer l’avenir.

Je pourrais vous dire que nous devons rester optimistes, que nous avons encore beaucoup de pain sur la planche, mais je crois que vous le savez déjà.

La vérité est que je n’ai pas de remède contre la peur de M. Ford. Ce que j’ai, par contre, et que je peux partager avec vous, ce sont mes nombreuses années d’expérience et leçons positives retenues.   

Ainsi, plutôt que de nous concentrer sur tous ces aléas qui nous effraient, pensons au chemin que nous avons parcouru, à ce que nous avons construit et à la force que nous avons acquise. Le remède consiste peut-être à remonter un peu dans le temps.

Au cours des dix dernières années, notre syndicat a énormément grandi et nous continuons de grandir chaque jour. Nous avons organisé comme aucun autre syndicat ne l’a fait dans cette province ou dans ce pays, et nous avons travaillé pour améliorer les vies non seulement des membres de notre grande famille syndicale, mais aussi de tous les Ontariens. 

Nous devrions tous être fiers du rôle que nous avons joué. Je peux dire que je le suis.

Notre rendement se passe fort bien de commentaires. Il a peut-être fallu plus d’une dizaine d’années de stratégies, mobilisation et signatures de cartes. Il a peut-être fallu le sang, la transpiration et les larmes de milliers de membres, bénévoles, membres du personnel et dirigeants de notre syndicat, mais notre travail acharné et notre dévouement ont porté fruits tandis que, cette année, nous certifiions plus de 20 000 travailleurs de soutien à temps partiel des collèges.

C’est la campagne de syndicalisation la plus grande de l’histoire du mouvement syndical canadien! Ce n’est pas rien ça!

Nous avons travaillé dur, organisé de nouveaux membres partout dans le secteur postsecondaire, dans nos hôpitaux communautaires et dans les organismes de soins de santé communautaires, dans les services aux personnes atteintes d’un handicap de développement, dans les organismes communautaires, les conseils scolaires et les institutions culturelles, ainsi que dans le secteur de la santé mentale, des services correctionnels du parapublic et des soins paramédicaux.

Année après année, nous nous sommes surpassés. Et une des raisons pour lesquelles nous devrions tous et toutes être fiers, c’est que cette croissance, nous l’avons subie en suivant les principes de la justice sociale, de l’inclusion, de la diversité et du respect mutuel. Nous sommes restés à l’écoute des besoins de nos membres dans un monde en évolution et nous avons travaillé coude à coude afin de construire une base solide pour notre avenir et pour l’avenir de notre province.

Récemment, en parlant de la victoire de M. Ford, Smokey nous l’a parfaitement rappelé, « Les M. Ford du monde vont et viennent. L’important ici, c’est que nous sommes là depuis toujours; eux, ils sont nouveaux. »

Qu’importe ce qu’on ressent en ce moment, c’est quelque chose dont nous devons nous souvenir. Lorsqu’il s’agit des services publics, nous sommes les experts, nous avons passé par là, nous avons accompli de grandes choses ensemble et nous continuerons de nous appuyer sur cet héritage.

Pour nous préparer à l’avenir, il nous suffit de contempler le passé.

Solidairement,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario
@OPSEUEddy

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