Skip to content

Ouah - Une tempête de verglas en hiver!

Share on facebook
Share on twitter
Share on email

L’histoire se répète étrangement. Que s’est-il passé? Une tempête de verglas! Choquant! Et le pire, c’est qu’elle a eu lieu en plein hiver, ici, au Canada! La sévérité de cette tempête a pris de court les fonctionnaires des gouvernements municipaux et provincial.

Brillant par son absence, on ne sait trop à quoi le gouvernement fédéral songeait ou ce qu’il faisait, autre que de nous dire qu’ils étaient en pensée avec nous pendant que nous gelions dans l’obscurité. Leur réaction nous a davantage rappelé la façon dont ils avaient initialement réagi à la catastrophe du Lac Mégantic qu’à leur réaction face aux inondations de Calgary.

Les équipes d’Hydro ont travaillé jour et nuit pour rétablir l’électricité dans les foyers ontariens désespérés. La situation était grave, et ce, en partie en raison d’une infrastructure vieillissante, souffrant d’années de négligence. En outre, avec les coupures municipales au niveau des programmes forestiers, qui s’occupent de couper les branches qui passent au-dessus des fils électriques, de nombreuses branches surchargées de glace n’ont pas pris longtemps à tomber. Hmm… belle affiche pour « vos réductions d’impôts à l’œuvre ».

En plus de ça, Toronto, une ville avec deux maires ou sans maire (selon le point de vue), a refusé d’instaurer l’état d’urgence. Les résultats parlent d’eux-mêmes.

Pendant la saison des fêtes, des milliers d’Ontariens ont frissonné dans l’obscurité de communautés de toute la province, ignorés par le gouvernement et par les médias. La sécurité du public a passé après les manchettes sur la politique à Toronto.

Et puis, voilà que Loblaws a décidé d’offrir 25 000 $ en cartes-cadeaux « pour aider le public ». Ce geste, que certains ont qualifié de généreux, représentait moins de un cent par personne touchée par la tempête. Quelle publicité pour Loblaws!

La confusion qui s’ensuivit et la précipitation des gens qui voulaient tous obtenir leur carte fut un bon exemple d’une idée qui a tourné au vinaigre. On n’avait pas fait d’examen des besoins et rien n’a prouvé que les personnes qui ont reçu ces cartes aient été celles qui en avaient besoin, sans compter que l’effort s’est concentré en grande partie sur Toronto.

Le fait est que cette tempête n’aurait dû surprendre personne. Des phénomènes météorologiques comme celui-ci sont le résultat inévitable du changement climatique global. De même, nous ne devrions pas être surpris de voir notre infrastructure délabrée s’effondrer sous les fortes pressions de l’environnement. Nous savons que les réseaux électriques, les routes et les égouts sont en mauvais état. Nous savons aussi que les gens et les services qui soutiennent ces structures ont été réduits et étirés au-delà des limites.

Ces faits convergent vers notre perte collective. Nous payons maintenant pour les réductions d’impôts qui ont fait passer une part si importante de notre richesse dans les poches des grandes sociétés et du 1 % le mieux nanti.

Ottawa a fermé les yeux. Les conservateurs de l’Ontario se lamentaient sur les politiques relatives aux codes postaux. Et pendant ce temps, les travailleurs des services publics rafistolaient à nouveau le système. Les travailleurs du secteur énergétique, les premiers répondants, les techniciens ambulanciers, le personnel forestier et les travailleurs de la ville et de la province ont travaillé nuit et jour dans des conditions désastreuses.

La solution : de meilleurs services, non pas les affirmations non fondées de droitistes de la trempe de Tim Hudak.

En cas d’urgence, les travailleurs du secteur public ne sont pas motivés par le « droit au travail » de Tim Hudak. La dernière chose à laquelle on pense, c’est le paiement des cotisations syndicales; rétablir l’électricité, en hiver, c’est ça la priorité. Ils travaillent parce que c’est leur devoir de bon citoyen. Ils savent que des vies sont en péril. Ils savent que ce n’est qu’en travaillant ensemble qu’une communauté peut aller de l’avant.

Le fait est qu’aujourd’hui, les Ontariens paient moins pour les services publics (par habitant) que les habitants des autres provinces. Nous payons moins que des provinces conservatrices comme l’Alberta, la Colombie-Britannique et la Saskatchewan. Nous payons moins que le Manitoba néo-démocrate ou le Québec péquiste. En outre, l’Ontario est la province qui compte le moins de fonctionnaires (par millier d’habitants)!

De dures leçons devront être tirées de la tempête de verglas 2013.

  • Notre infrastructure est dangereusement proche de devenir obsolète.
  • Les plans relatifs aux mesures d’urgence manquent de coordination et d’exécution.
  • Les changements climatiques sont précurseurs d’autres tempêtes de la sorte.
  • Et si l’Ontario attend que le gouvernement Harper intervienne, il peut toujours rêver. Nous ne sommes pas dans leur ligne de tir, l’Alberta l’est.
  • Le secteur public est une constante sur laquelle nous pouvons compter en périodes de trouble. En cas d’urgence, ce sont les fonctionnaires et les services publics qui font la différence entre ordre et anarchie.
  • Ceux qui sont au pouvoir ne cessent d’attaquer les services publics en Ontario.
  • À l’aube d’élections provinciales, nous continuerons d’entendre la droite se plaindre d’une fonction publique hypertrophiée, de pensions plaquées or et de syndicats grippe-sous, même si les Ontariens paient moins pour ces personnes et services que dans n’importe quelle autre province.

En évaluant la situation, je vous demande à tous et à toutes de ne pas oublier qui a rétabli l’électricité et qui nous a gardés dans l’obscurité pendant cette tempête de verglas brutale. Les travailleurs, fiers d’être syndiqués, se sont montrés à la hauteur et le feront de nouveau. C’est ce que nous pensons et faisons avec efficacité, 365 jours par année.

En toute solidarité,

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier

Tous les messages du vice-président/trésorier de 2011 à aujourd'hui